« Il faut déculpabiliser »/ ou la politique de l’autruche qui soulage l’ego.

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« Il faut déculpabiliser les parents« .

On entend cette phrase à longueur de temps. Dans les émissions, dans la bouche des professionnels, même dans celle de la voisine…

…et je ne suis pas d’accord.

En fait oui, et non.

Oui, car la culpabilité fait en général stagner. Elle nous fige dans un état d’esprit négatif et stérile. Mais il est parfois -souvent- bon de la ressentir … car cela signifie aussi que quelque chose cloche. Et qu’il faut rectifier la trajectoire. Elle est donc UTILE, au final. Le tout étant de ne pas rester coincé dedans trop longtemps. Et d’agir.

Ce qui me dérange dans cette phrase servie à toutes les sauces (et dans cette façon systématique de penser/fonctionner) c’est qu’elle camoufle aussi quelques mensonges… oui c’est ça, que je n’accepte pas.

Par exemple… à une femme qui culpabilise de travailler 50h semaine on lui dira que tout va bien, de ne pas s’inquiéter, que tout ce qui compte, c’est le temps de qualité passé avec son enfant, et que celui ci sera heureux d’avoir une mère qui s’épanouit dans son travail… et tout se discours pour quoi ? Pour la déculpabiliser. Pour qu’elle se sente mieux. Pour qu’elle oublie cette idée, en la glissant sous le tapis. Ouf, ça va mieux, on passe à autre chose. On en parle plus. (En réalité, l’inconscient n’est pas bête… et lui parlera par tous les moyens… et comme une part de la réalité n’aura pas été reconnue mais enfouie, les maux seront d’autant plus puissants…).

Car… est-ce pleinement la vérité ?

Non. Évidemment non. Un bébé 50h semaine chez la nounou, ou même un enfant plus grand, s’en fiche bien d’avoir une maman qui s’épanouit dans son travail. Il a juste besoin d’elle. De sa disponibilité. De sa présence. D’être attendu par elle à la sortie de l’école. De proximité. De temps (et pas uniquement du qualitatif). De câlins. A combien d’enfants diagnostic-t-on à la hâte de l’hyperactivité alors qu’ils ont simplement besoin de remplir le réservoir d’attention et de présence…

C’est un fait. Alors… effectivement, il est inutile pour la maman qui travaille de culpabiliser… trop longtemps. A quoi cela servirait il ? Mais il faut cependant reconnaitre cette réalité. L’écouter. Et ensuite…y réfléchir. Soit pour assumer son choix en toute conscience. Soit peut-être pour le réajuster selon les besoins de son enfant……ou encore pour travailler sur l’acceptation de cette situation, si celle-ci représente une nécessité financière. En tout cas, en ayant tous les tenants et les aboutissants devant les yeux, et sans les fuir.

Car évidemment que non, 15 minutes le soir à faire un puzzle ne remplace pas plusieurs heures ensemble.

Pourquoi ainsi se voiler la face ? Juste pour que notre ego respire mieux ? Encore ce fichu ego…

Je pense que les décisions doivent être prises en totale conscience.

Que l’acceptation, (même si l’acceptation est à mon sens encore plus complexe, puisqu’elle concerne les évènements sur lesquels nous n’avons pas ou très peu de prises) doit également se faire en conscience. En pleine conscience de la réalité. En toute objectivité.

J’ai pris en exemple une mère qui travaille, j’aurais tout autant pu parler du divorce (comme d’un millier d’autres choses… j’illustre ici une idée).

Le divorce s’est largement banalisé ces dernières années. Et l’on entend partout qu’il ne faut pas culpabiliser, puisque les enfants seront plus heureux avec des parents séparés, mais épanouis chacun de leur côté… ahum.

En tant que mère divorcée (et qui travaille ! rires), laissez moi vous dire que… ce ne sont pour moi que des discours servant à enfouir la tête dans le sable, une fois de plus. A moins de faire mener une vie cauchemardesque à ses enfants en se disputant tous les jours avec le conjoint, les enfants préfèreront toujours avoir leur parents liés et sous le même toit… et ne pas avoir à choisir entre les deux, à trimballer les affaires, à mener en quelques sortes « une vie double »… assez déroutante pour eux, croyez-moi. Sans compter qu’une dynamique familiale c’est quand même autre chose qu’être seul en permanence avec son enfant.

Donc assumer de devoir se séparer en toute connaissance de cause, ok. Mais se baratiner pour que l’ego, encore une fois, se sente plus léger, voir même gonflé… non.

Vous avez fumé pendant votre grossesse et votre enfant enchaine les infections respiratoires ? Et bien, c’est surement dur à entendre, mais il s’agit probablement d’une cause à effet. Voila.

Combien de femmes clament (fièrement même, parfois) avoir fait des écarts pendant leur grossesse sans que cela n’ai eu aucune incidence sur leurs enfants ? En général, soit elles ne sont pas objectives, soit elles ne font tout simplement pas le lien par ignorance… mais les conséquences sont belle et bien là. Un article intéressant sur le sujet, et pour motiver les futures mamans à arrêter… (extrait : « L’exposition prénatale à la fumée de tabac a été associée à des capacités cognitives réduites et des fonctions exécutives limitées en matière d’intelligence verbale, d’apprentissage et de mémoire verbaux et de traitement des informations auditives. » et oui… il n’y a pas « que » l’asthme ou « que » le risque d’accouchement prématuré hélas…). L’alcool, n’en parlons pas.

Bref, tout ça pour dire que je sature aussi d’entendre ce genre de phrases en colère « on veut nous faire culpabiliser, c’est n’importe quoi !!! » Qu’est ce qui est n’importe quoi ? Qu’une information concrète soit diffusée pour le bien de tous et pour l’amélioration de notre santé, de l’état de la planète, de notre sécurité ? Cette phrase devrait être remplacée par : « je ne souhaite pas être informé, afin de me faciliter la vie : ainsi je n’ai pas à sortir de ma zone de confort ni à me poser de questions, ni à modifier mon comportement… » ou encore « je sais que c’est mauvais, mais j’ai envie de continuer parce que je m’en fous ».

Informons, et informons nous, bordel ! Faisons gonfler nos boites crâniennes, enrichissons nous de connaissances, de savoir… et assumons pleinement nos actes, mais mais en toute connaissance de cause, au moins !

E-VO-LU-ONS.

Si l’on refuse en bloc de reconnaitre ce qu’il se passe, et de l’assumer, à n’importe quel niveau que ce soit… nous ne pouvons pas aller dans le bon sens.

Alors acceptons d’être dérangés par des vérités. De bousculer notre quotidien. Et de «  »culpabiliser » ».

Mais l’information dérange tellement ! La réalité, encore plus ! C’est comme si… on préférait surtout de pas voir ni savoir pour pouvoir continuer d’agir comme bon nous semble et surtout… au plus simple, facile, direct.

Parce-que c’est moins fatiguant.

Ben non…

Imaginez, si tout le monde était dans cet état d’esprit.

Au fait, la terre est plate.

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Liberté. Plaisirs. Les « Faut profiter de la vie ». Etc.

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Être libre. Vaste sujet à l’intérieur duquel nombre de personnes se perd. Très proche d’un autre vaste sujet, celui des « faut profiter de la vie » ! et des plaisirs éphémères en tout genre.

Beaucoup d’amalgames.

C’est ainsi que l’on retrouve moultes âmes errantes, au physique abimé –laminé– par les années, et seules, au nom même de la « liberté ». Et « parce qu’il faut profiter de la vie » et « s’faire plaisir »…

… quand on a pas droit au sempiternel « faut bin mourir de quequ’chose ». (Oui donc autant mourir plus jeune, malade, dans la souffrance, plutôt que vieux, heureux et entouré, ben voyons !).

La course à la « liberté » de pouvoir accéder à tous les plaisirs, de façon presque immédiate (sinon frustration difficile à gérer), souvent égoïstement, est devenue la maladie de notre siècle. Sortir, boire, draguer, fumer, mal-bouffer, quitter des jobs raisonnés, acheter; de « craquer » pour tout et rien… parce qu’ « on n’a qu’une vie… » etc.

En fait, la plupart des âmes sont esclaves de leurs peurs et du vide intérieur…

Peur de mourir. Peur de manquer. Peur qu’autrui prenne le « pouvoir » sur notre propre personne. Peur de vieillir. Peur des responsabilités. Peur de « se laisser marcher dessus », de « se faire avoir ». De « laisser le temps filer ». Peur des émotions, des sentiments, des regrets… etc.

L’ego joue un rôle terrible dans l’affaire. Tout comme les blessures.

D’un homme qui se mari, on dit qu’il « perd sa liberté ». On assimile ainsi le pauvre homme à une personne faible et vulnérable –sympa pour lui– qui n’aurait pas eut son mot à dire et se serait laisser embarquer, voir manipuler, et donc « passer la corde au cou… »… Or, un homme qui se mari, est une personne –sensée être– responsable, et il le fait –normalement– en conscience. Sa liberté a résidé dans le fait même de prendre la décision de se marier ou non.

La liberté, tout comme le bonheur, se situe avant tout dans la tête et dans l’esprit. A l’intérieur de soit, donc. Elle n’est pas totalement tributaire d’un environnement, d’évènements, ni d’autrui.

Lorsque l’esprit a abandonné toute notion de pouvoir, d’emprise, lorsqu’il s’est distancé de l’ego, lorsque l’âme est guérie ou du moins sur le chemin de la guérison, en paix avec elle-même… l’individu atteint la véritable liberté.

Ainsi, un homme marié avec 5 enfants, ayant fait ces choix en conscience et les assumant pleinement, pourra se sentir plus libre qu’un homme célibataire et sans enfants mais prisonnier de ses peurs, blessures ou addictions.

Tout comme un prisonnier peut se sentir plus libre à l’intérieur de sa cellule qu’un homme en dehors.

Je me sens libre si je me suis libéré. Libéré de moi même : en travaillant sur mes peurs et mes blessures, en sachant reconnaitre mon ego. Libéré d’autrui : de son regard, de son jugement, de son pouvoir sur moi. Si mon bonheur ne dépend pas de l’autre et ne repose pas sur l’autre. Et si je recherche dans mes relations des échanges gagnant-gagnant et bienveillants. Si je ne suis pas constamment sur le qui vive, ni dans le « on fait comme je veux, quand je le veux ». Ou a l’affut de la potentielle « prise de pouvoir » d’autrui sur moi même. Si je m’accorde la liberté de d’en donner à l’autre…-de la liberté…-.

Avoir constamment peur de se sentir limité dans sa liberté est à mon sens un signe de non tranquillité de l’esprit…

J’ai appris et compris que les plaisirs rapides et éphémères mènent davantage à la dépression et à la perte (d’ailleurs, leur recherche perpétuelle et à tout prix relève d’un état par avance dépressif) qu’au bonheur durable, véritable et serein.

« Plus vous recherchez des plaisirs, plus vous serez malheureux…« .

Lorsque j’étais plus jeune, il y a une dizaine d’année, je me sentais assez mal dans ma peau, en quête permanente de qui j’étais, de sens… Le weekend, boire un verre, puis deux, puis trois, puis fumer une cigarette, puis deux, puis trois… devenaient presque une nécessité pour me détendre.

Aujourd’hui, lorsque ça ne va pas… je pense à tout, sauf à boire ou à fumer. Je pense à courir, danser, chanter, partir en foret avec mon chien, cuisiner, jouer avec ma fille, ouvrir un bon livre… ou tout simplement rêver…

…et je me sens libre. Et 1000 fois plus heureuse. Je n’ai plus l’impression de passer à côté de ma vie. Je la vie pleinement.

Avant, j’avais besoin que l’on reconnaisse mes idées. De les défendre jusqu’à ce qu’elles soient comprises. Aujourd’hui, je me sens sereine. Je suis en accord avec moi même, et c’est tout ce qui compte.

Avant, j’avais aussi tendance me braquer face aux gens qui me disaient ce que j’avais a faire ou me conseillaient. Aujourd’hui j’ai compris que je peux faire le choix d’écouter ces personnes libres de s’exprimer et de partager. Et qu’au final, je suis libre d’agir comme je le souhaite ensuite. En prenant en compte ou non ces « données » supplémentaires. Qui, parfois, valent le coup. D’autres fois, pas du tout. C’est à moi de différencier objectivement les deux sans réagir vivement et en les écoutant posément. En m’y intéressant sincèrement. Sans avoir peur qu’elles m’enchainent en tout cas… elles ne peuvent m’enchainer que si j’y consens.

Personne ne peut m’enchainer. Je le sais. Je n’ai donc plus besoin de le revendiquer sans cesse…

Quand bien même je ferais des concessions ou me mettrais un peu de côté pour quelqu’un d’autre : s’il s’agit d’un choix conscient de ma part je n’ai pas non plus perdu en liberté.

…je SUIS libre.

Avant, je recherchais mon propre bonheur à travers la personne qui partageait ma vie. Aujourd’hui, mon bonheur, il est en moi même.

…et je me SENS libre.

De plus, mes attentes ont cessées : et, avec elles, mes déceptions…

Autre liberté, une liberté que personne ne prend : celle d’arrêter de surconsommer (et ainsi de se rendre prisonnier du capitalisme…). Chacun revendique son droit à la liberté mais continu de se faire pomper son argent sur l’argument de besoins créés de toutes pièces. Par la publicité. Par des rayons attractifs ou des catalogues de mode. Par une dépendance à la nicotine, par des promesses, par de fausses promotions, par une mode… chacun continu de rechercher inconsciemment à régler son mal être, à tromper un ennui, en consommant du matériel. Sur ce sujet donc en particulier :

Lorsque je regarde autour de moi aujourd’hui, je me dis qu’au final peu de gens semblent heureux.

La plupart présentant une soif intarissable de sorties, de beuveries, de réseaux sociaux, de Mac Do, de gadgets, de vêtements ou de grosses voitures.

Combien de fois ais-je entendu : « tu fais tellement attention à ce que tu manges ! / Tu sors pas ce soir ?/ tu te couche à 21h ???/ ben ??! alors ??! qu’est ce qu’il t’arrive ? FAUT PROFITER DE LA VIE ! »

Ces personnes n’ont pas compris que l’on profite davantage de la vie, justement, en prenant soin de soi, en savourant une ballade au calme dans la nature, en passant la soirée avec ses enfants, en se levant tôt le matin pour courir devant le spectacle du lever du soleil, en mangeant sainement, en éteignant son ordinateur ……….. et en se remplissant de l’intérieur. En pansant nos blessures et en nous élevant…

……..elles croient que s’enivrer dans une soirée un burger dans une main et une clope dans l’autre, en draguant ou en postant des photos sur Insta, puis passer toute la journée du lendemain en zombie devant Netflix, font d’elles des personnes qui « vivent » et profitent davantage…

La première version mène pourtant au bonheur durable… et à l’évolution.

…la seconde, qui se résume à une recherche sans fin de plaisirs futiles, ne sert qu’à combler un vide et remplir un espace… qui se creusera de plus en plus au fur et à mesure que les années passent si aucune introspection n’est faite.

Combattez vos fantômes. Lancez-vous des défis. Lisez des ouvrages inspirants, et travaillez sur vos souffrances… allez les chercher, au plus profond de vous, extirpez les et affrontez les. Désintoxiquez vous. Informez vous : pour mieux réagir en toute connaissance de cause sur ce qui est sain et ce qui l’est moins. Ça vaut le coup. Et vous verrez toutes ces notions de liberté, de plaisirs, de bonheur, etc. sous un angle très, très différent d’auparavant.

Déracinée.

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Ma mère est Andalouse. Mon père, français.

Je me suis rendue compte avec le temps que mon entourage avait toujours un peu « renié » mes origines, côté espagnol. Même ma propre famille au final… au titre que mon père était français et que j’étais née en France…

Pourtant, du sang andalou coule bien dans mes veines, à armes égales avec le sang français. Du moins, mathématiquement… potentiellement…

Il est écrit « nationalité française » sur ma carte d’identité. Mais pas dans mon cœur, qui vibre sur du flamenco.

Ces origines sont précieuses et « directes » (je ne les tiens pas d’un arrière grand-oncle du cousin de ma tante), et il n’est pas question d’y renoncer.

Si ma mère était Guadeloupéenne et que ma peau était métisse, tout le monde reconnaitrait d’office mon héritage, voir même, m’associerait davantage à la Guadeloupe !!. Mais voilà, celui-ci ne se lit pas directement sur ma face… je suis blanche de peau, quoique bronzant très facilement. Et pour les gens, si ça ne se voit pas sur vous…

…ils sont bizarres, les gens.

Ma mère est née à San Roque, non loin de Algéciras. Tout en bas de l’Espagne, dans l’Andalousie Arabe. Un autre « tabou » d’ailleurs, l’Andalousie Arabe. Pourtant, tout le monde s’émerveille devant l’Alhambra. Et je ressens aussi très, très fortement ces racines.

Ce presque « manque » d’une vie que je connais assez peu, de pays dans lesquels j’ai tout juste passé quelques vacances… est un peu étrange. Mais je crois aux gènes de souvenirs, pouvant se transmettrent de génération en génération… les miens sont puissants.

Ma mère a émigré avec mes grands-parents, sous Franco.

Elle nous a rapporté sa culture. J’ai beaucoup hérité d’elle et de ma grand-mère, de qui je me suis toujours sentie très proche. De par mon caractère et mon fonctionnement.

Alors vous allez me dire, c’est quoi, un caractère/fonctionnement andalou ?

C’est s’exprimer avec passion. Avec authenticité. Spontanéité. Sans devoir peser ni faire attention à chaque parole prononcée, ou encore prendre dix mille pincettes pour exprimer ce qu’il se passe à l’intérieur de nous. Ça sort. C’est dit. Et les gens en face trouvent cela normal, et ne vous en veulent pas pour un mot plus haut qu’un autre ou une phrase qui n’est pas à leur convenance. Les andalous ne font pas de chichis. Ils ont le sang chaud. Ils sont un peu fougueux. Et c’est juste normal.

En France, et peut-être est-ce à origine de mon mal être en société quelquefois, j’ai ce sentiment de devoir me brider sans cesse. De ne pas avoir le droit d’être qui je suis, sinon, on me le reproche. J’ai donc appris à me poser davantage. Mais dés que je me sens à l’aise, je parle, je parle, je parle. Je parle. Et je parle. Je chante, je ris, j’explose de vie.

Un andalou ne sourit pas timidement, il rit aux éclats.

Il ne pleure pas discrètement, il laisse éclater sa détresse.

Combien de fois m’a-t-on dit par le passé que « j’étais trop »…

… et aujourd’hui on me reproche de ne pas être assez…

Quoi et qui que l’on soit, il y aura toujours une personne, quelque part, pour nous reprocher d’être trop ou pas assez. Alors autant rester soi même.

La famille est très importante là-bas. Les mamans sont protectrices et maternantes. Des louves. Et c’est normal. Pas de « au moins, il tombera pas plus bas », ni de « laisse le faire sa vie » (en parlant de ton enfant de 2 ans…)… non. Si on peut éviter que notre enfant se ramasse, on l’évite, tout simplement, tout naturellement.

On serre nos enfants contre nous. On les embrasse. On les enveloppe d’amour (et de nourriture, ça va de paire ! rires). Pas de distance froide ou sévère. Les gens, les familles d’autant plus, sont très proches.

Par contre, les mamas sont beaucoup plus détendues du slip sur le sujet de la nourriture et du sommeil. «  »Il n’a pas eu son « produit laitier » ? » » « Hein ?? Son quoi ?? Et alors !? » Et les enfants jouent librement jusque assez tard. On ne se prend pas la tête, comme en france, à programmer 50 activités, à devoir dire un mot plutôt qu’un autre, à courir chez le pédiatre ou pédopsy au moindre souci ou a consulter 50 ouvrages… on vie, tout simplement, et les choses se font de façon naturelle, simple, et authentique.

La religion a une place très importante. Vous ne serez pas regardé comme un extra terrestre si vous accrochez des objets religieux ou disposez des statuettes chez vous. En France, c’est comme si les gens avaient peur de cela… parlez de prière, de rituel, de sacrements, et l’on vous demandera bientôt de faire attention et de sortir de votre secte…

Ici, j’ai du mal à m’y retrouver. Après, cela dépend des endroits de la france, et des personnes. Mais dans ma campagne, je ne me sens pas toujours « chez moi ». J’ai réussi, de justesse, à échapper à la maladie locale qui touche près de 97% de la population. A savoir l’alcoolisme. Et c’est déjà ça. -HUMOUR. Quoi que…-

Ici, on m’a toujours reproché de trop me maquiller, ou de ne pas participer aux bals populaires et aux flons flons… aux réunions de parents d’élèves… et autres rassemblements. La vérité c’est que j’ai tout simplement l’impression de ne pas parler le même langage… ni dans le fond, ni dans la forme. Je ressens une distance un peu froide ou hostile, difficile à expliquer. Beaucoup de discussions qui restent en surface, comme si les émotions, les sentiments dérangeaient.

Je pense qu’il n’y a pas de hasard si je me retrouve aujourd’hui à travailler dans une association qui accompagne les migrants.

Je me sens moi même arrachée. Au soleil brulant, aux pucheros, à la mosaïque, au Khôl, à la guitare, aux petites allées blanchies à la chaux avec las abuelas toutes assises le long du mur, dans la rue, à discuter. Je me sens privée des oliviers, de la terre sèche, de la mer, des montagnes, de la langue chantante et enflammée. De ces explosions d’émotions. De la propreté extrême -dans les petits villages, les femmes lavent jusqu’au trottoir devant chez elles et on pourrait manger par terre-. Ici, les gens disent que les enfants peuvent quasiment manger de la terre et que la propreté nuit à l’immunité… « il va faire son immunité, laisse le… » sérieux ?

Je me sens aussi arrachée, du plus profond de mes veines, aux épices, au couscous, aux kaftans, au thé à la menthe, au desert, aux dattes et aux chameaux. A cette langue que j’aime tant, et qu’une petite voix me disait d’étudier au lycée.

Cette petite voix, que j’aurais dû écouter maintes fois…

Je prends donc ce droit de revendiquer mes origines !

Pouvons-nous toutes ressembler aux youtubeuses « healthy », zéro déchet, etc etc.

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Les youtubeuses que je suis sont positives, radieuses, portées sur le zéro déchet, elles élèvent leurs enfants en respectant tous les principes de la parentalité bienveillante, elles allaitent longtemps, sont minces, pratiquent le yoga, mangent équilibré, elles voyagent, etc etc…. ETC !

Elles ont aussi toutes un point commun : soit, elles n’ont pas d’enfants, et donc elles ont beaucoup de temps pour elles. Soit, elles sont avec des hommes en or qui les soutiennent à fond dans toutes leurs démarches. En plus, elles ne travaillent pas à l’extérieur.

En règle général, le niveau de vie est assez élevé.

Ça fait rêver. Ça inspire. Ça motive. J’aime bien les suivre.

Mais peut-on réellement leur ressembler ?

Bon, déjà, on est grand, on sait bien que ce qui est montré n’est que l’aspect positif de leur vie. Que ce n’est pas l’entière réalité. Mais quand même. Des fois aussi, on aimerait bien avoir leurs problèmes… on se dit que ça doit plutôt ressembler à une licorne qui pète.

Du moins, comparé aux femmes, qui sont soit seules avec des enfants, soit mariées avec des cons hommes qui ont démissionné (physiquement OU psychologiquement, hein), soit qui passent 80 % du temps à travailler à l’extérieur avec de faibles revenus, et 50% de leur autre temps (non non il a pas d’erreur) à remplir le frigo, faire le ménage, s’occuper des vaccins, traiter le courrier, se lever la nuit……….bref qui doivent tout mener de front, seules…

Ces femmes là ont bien du mal à rester zen, pimpantes, dans une maison décorée à la manière des couvertures du catalogue La Redoute; à pratiquer le yoga et la méditation de façon régulière, à s’offrir des vacances, à cuisiner en permanence des petits plats équilibrés healthy, … ne parlons même pas d’investir dans des culottes Fempo ou des couches lavables… parce que là… c’est l’HP direct.

Tout ça pour dire quoi ? Que malgré toute la bonne volonté de vouloir tout bien faire… parfois c’est juste impossible. En tout cas très dur et energivore. Parfois on craque. Parfois on achète une pizza Sodebo ou des gourdes de compote à la place des bocaux et il y a du linge qui traine partout dans la maison. Parfois on s’étale trop de fond de teint sur la tronche pour camoufler les cernes et le mascara dégouline. Parfois on est dans le rouge dés le milieu du mois pour avoir osé s’offrir 15 jours de courses saines à Biocoop. Parfois on a pas envie de rire. Et parfois, on s’en tamponne la coquillette bien comme il faut du zéro déchet parce qu’on fait bien ce que l’on peut, en fait.

Et ça s’appelle… la vie. La vie réelle, même, peut-être. La vie des classes moyennes (basses ? voir même pauvres ?). Dans toute sa splendeur et son imperfection.

Et souvent, on a envie d’arrêter de suivre toutes ces nénettes qui ont dégotté l’homme parfait, (psy, bienveillant, aidant, soutenant, une toque sur la tête, l’aspirateur dans une main et la serp dans l’autre, mais vachement viril avec tout ça…) toutes ces nénettes qui sont pleines aux as et qui ont du temps pour materner et publier des hauls, ou qui se réveillent avec vue sur des balcons face à la mer avec une table de petit déjeuner garnie…. et qui se disent détendues du fion et d’avoir tout compris à la vie.

Et c’est ok.

Tout va bien.

sliced orange fruit beside long stemmed glass filled with orange liquid

Je sais, j’ai dis que j’aimais pas les cocotiers. Ni la vulgarité. Et alors ? C’est gravé dans la roche ? On lâche pas, on s’accroche… du but on se rapproche… j’aime pas le rap non plus, et pourtant ? Pexels.com

Se sentir différente (asperger zébré ?)

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Depuis quelques années je tombe sur des articles traitant du syndrome d’autisme asperger, ou encore des personnes hypersensibles dites « zèbre » . Je me retrouve énormément dans les deux. Sans savoir précisément où me situer. Se faire diagnostiquer ? Pourquoi pas, un jour, histoire « de savoir » et de poser un mot. Histoire de me dire « haaaa d’accord. Je comprends mieux. »

Car entre se sentir différent et savoir que l’on est différent, il y a un monde.

Se sentir différent entraine plutôt un doute, voir une culpabilité, un malaise, une impression d’être anormal. Alors qu’être diagnostiqué « différent », apporte une raison, une cause rationnelle et explicable à notre fonctionnement…  un « ok, je suis juste né ainsi ».

Donc se faire diagnostiquer, non pas dans l’idée de s’enfermer, de s’isoler, et de se mettre encore plus en marge. Mais pour mieux se comprendre, déculpabiliser. Mieux s’assumer.

Je me sens différente depuis toute petite. Comme si j’avais l’impression de détenir tout au fond de moi des ressentis auxquels personne d’autre n’avait accès. Pas intellectuellement parlant… mais émotionnellement. Déjà, dans la cour de l’école primaire, je ressentais une sensibilité, un intérêt pour les questions existentielles qui ne semblaient tourmenter aucun autre de mes camarades à cet âge-là…

Je me demandais souvent « pourquoi moi ? ». « Pourquoi je suis ici ?». Je trouvais cela tellement surréaliste d’être incarnée dans ce corps qui m’était étranger, avec tous ces gens, et à cette époque. Comme si… je n’étais pas vraiment chez moi. Quel était mon but et où devais-je aller ? Que devais-je faire ? Et le sens de tout ça ?

Je me balançais, je me berçais souvent, à la manière «  »classique » » des autistes. Dans le canapé pour m’apaiser. Ou le soir pour m’endormir. Puis, jusqu’à un âge assez avancé, assise, en lisant…

En grandissant, je ne comprenais pas toujours ce qui se faisait ou non. Comment devais-je me comporter ? Je me sentais décalée. Comme s’il me manquait des codes. Je pouvais parfois choquer par des attitudes qui me semblaient pourtant naturelles. Ou inversement : penser que mon comportement n’allait pas passer alors que c’était précisément celui que je « devais » adopter pour m’insérer socialement. Ce qui m’a valu tant et tant de maladresses… J’ai énormément observé et « copié » les autres, pour savoir ce que je devais faire.

J’ai très tôt développé des passions. Un couple de comédiens m’a transmis le virus du théâtre et de l’époque médiévale alors que j’avais 5 ans. Je suis ensuite rapidement tombée amoureuse de tout ce qui touche de près ou de loin à la scène, et au monde du spectacle en général : la danse, le chant… A 10 ans j’étais absorbée par des films « d’adulte » tels que Hitchcock, ou encore par des films traitant de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Ce sujet m’a toujours fascinée, prit aux tripes, comme si je l’avais moi-même vécu. J’ai aussi découverts à ce moment-là la médecine naturelle, en dévorant le livre entier de Rika Zarai. Je me suis mise à écrire. Énormément. Des poèmes, des contes, des chansons… tout ce qui me traversait l’esprit, tel un exutoire.

Je me suis construis tout un monde. Mon monde. Mon échappatoire. Rêver me permettais d’échapper à cette vie dans laquelle je ne me sentais pas à ma place, au milieu des gens que je jugeais trop violents, trop méchants.

Je me sentais riche à l’intérieur. Mais je n’arrivais pas à exprimer toute cette richesse que je vivais, au monde extérieur. C’était un peu comme si j’étais socialement handicapée. Sauf avec les quelques –et très rares- personnes très proches avec lesquelles je me sentais totalement en confiance. Heureusement, je me suis rapidement constituée une famille d’âmes…

J’avais du mal à aller vers les autres. Je me demandais toujours ce que l’on attendait de moi, et je ne comprenais pas très bien les codes. De plus, les sujets de conversation ne m’intéressaient pas. Je ne me retrouvais pas.

Au collège, j’ai rapidement été mise à l’écart. J’ai passé 2 années seule. Vraiment seule. Incroyablement seule. Je mangeais seule au self chaque midi. C’était d’ailleurs très difficile de trouver une table, car les gens s’installaient en groupes. Puis j’allais à la bibliothèque. A toutes les récréations. On se moquait de moi : je n’étais pas habillée « à la mode », je ne parlais pas beaucoup. Et quand j’osais l’ouvrir c’était le plus souvent inadapté. Les autres filles portaient des jeans moulants, faisaient les belles, sortaient avec les garçons… ce n’était pas pour moi. J’ai été victime de harcèlement. On m’a poussée dans les escaliers. Ou bien on m’insultait jusqu’à ce que je craque. On me tendait des pièges pour ensuite bien rigoler…

Heureusement, j’ai redoublé ma 5ème (total décrochage scolaire) et je me suis retrouvée avec une autre extraterrestre : ma meilleure amie (toujours à l’heure actuelle :-)).

L’adolescente que je suis devenue a vite détourné toute cette… différence, va-t-on dire, pour se protéger et se forger une carapace. J’ai joué, je me suis amusée avec cette marge. Je me suis démarquée par mon style vestimentaire, par la musique que j’écoutais… j’étais différente non ? Alors autant bien le montrer au reste du monde…

Au lycée cependant, je me suis assagie et j’ai tout fait pour me sentir comme tout le monde. En adoptant les attitudes, les façons de parler, de s’habiller, les centres d’intérêt. Je voulais me fondre dans la masse. Ne pas me faire remarquer. Ce que je ne savais pas, c’est que ce petit jeu dans lequel j’étais rentrée allait en fait durer des années et des années… et finir par m’épuiser. Je ne savais plus qui j’étais. Et je devais fournir une énergie incroyable pour m’adapter aux autres en permanence.

Je me suis retrouvée, véritablement, lors de ma séparation il y a 2 ans et demi. Soit à 32 ans. J’ai réussi à « m’analyser ». A savoir ce qui me convenait, et ce qui me convenait moins. Les bons aspects et les moins bons, de ma différence. Les faciles à vivre et les plus difficiles à gérer. Ma manière de fonctionner, jusqu’alors étouffée.

J’ai appris à vivre avec mes émotions et mon hypersensibilité. Très longtemps, elles ont représentées un fardeau, une faiblesse, une fragilité. Presque une honte. Aujourd’hui, je les accepte comme un cadeau de la vie. Longtemps, j’ai eu l’impression de « ressentir trop, tout », à une intensité démesurée. Comme si, sur une échelle de 1 à 10, les autres vibraient sur du 3 et moi… sur du 10.

J’ai appris à l’assumer, et même si je fais encore souvent des efforts pour m’adapter aux autres, je ne vais pas non plus sans cesse à l’encontre et à l’opposé de moi-même comme je pouvais le faire avant. Et je sais comment me ressourcer. Très important…

Tout ce qui plait à la plupart des gens ne m’attire en général pas (les cocotiers, les fêtes avec beaucoup de monde et de bruit, le 14 juillet,  la télévision, recevoir du monde…) voir même m’oppresse et m’épuise, car ça représente trop de stimulis… . Les conversations avec des personnes qui ne sont pas proches me pompent beaucoup d’énergie.

Quand je reçois des gens chez moi, je me sens vite envahie dans ma bulle, dans mon cocon, dans mes énergies. Comme en insécurité. Je n’aime pas que l’on touche mes affaires. J’ai besoin d’avoir mon monde, un abri pour me retrouver. J’aime le calme et la tranquillité. Je ne supporte pas la vulgarité « lourde » et répétée, ni les personnes sans gêne. Je me sens choquée. Je prends rapidement peur. Je fuis. Les personnes raffinées me rassurent et obtiennent ma confiance plus facilement.

J’ai besoin d’une routine. D’une organisation. D’un cadre stable. De propreté, de clarté, de rangement. De vie saine. Même s’il m’arrive de faire des excès, je fais en général très attention à ma nourriture. Si mon mode de vie n’est pas un minimum équilibré, je m’épuise très vite, physiquement et nerveusement.

J’aime pourtant l’innovation, je recherche constamment la nouveauté. Si je n’avance pas, si je n’évolue pas, je m’éteins. Mais si je cherche à  me lancer de nouveaux défis, je m’arrange toujours pour le faire dans un cadre sécurisant. Je saute, mais avec un parachute…

J’ai besoin de sentir que je peux avoir confiance en mon entourage. Totalement. Que je peux compter sur lui. Je préfère avoir 2 vrais amis que toute une bande de contacts de laquelle « je ne suis pas tout à fait sure… ».

Certaines fêtes me rendent tristes, depuis toujours. Déjà, toute petite, vers 5 ans, le réveillon du jour de l’an me donnait envie de pleurer… je pensais déjà à l’avenir, aux événements douloureux de la vie qui surviendraient, à la vieillesse de mes parents inévitable un jour… quelle enfant de 5 ans pense à ça une veille de 1er janvier, alors que tout le monde danse et ri ?

J’ai depuis toujours un net manque d’intérêt pour les activités sociales, « en groupe ».

Il y a beaucoup de choses qui font rire les gens mais que moi je trouve triste, ridicule ou pathétique…

Je place la barre de mon idéal assez haut. Je suis une utopiste. Mais je m’autosabote beaucoup.

J’ai besoin de me sentir soutenue et protégée. Surtout au sein de mon couple.

J’ai souvent du mal à regarder mon interlocuteur dans les yeux.

J’ai l’impression que mes pensées ne sont pas toujours structurées. Il m’arrive de partir loin dans mon mental et de m’en rendre compte qu’une fois « revenue sur terre ».  J’ai du mal à lâcher prise. J’ai besoin de tout comprendre, de tout analyser. Je marche au pif, au ressenti, à l’intuitif.

Une question en appelle souvent une autre.

Je ne supporte pas l’injustice.

J’ai besoin que ça fuse avec les gens. Je quitte facilement les relations qui ne m’apportent rien. Ou encore celles que je juge toxiques pour moi.

Je fais parfois preuve d’un « mutisme sélectif ». Sans le vouloir. Je le subis un peu en fait.

J’ai besoin d’un partenaire qui me comprend, et qui m’accepte dans mes particularités, pour me sentir bien dans mon couple et dans ma vie.

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Photo de Dương Nhân sur Pexels.com

Le couple. Késako ?

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Ma vision de l’amour et du couple a tellement évoluée en quelques années…

Ex-porteuse de la blessure d’abandon, j’étais à l’époque assez dépendante de mon compagnon. Je ressentais très souvent de la peur… peur d’être quittée, peur d’être moins aimée… . J’avais trop d’attentes envers mon partenaire.  Je souhaitais partager chaque instant avec lui. Je plaçais mon bonheur entre ses mains, et, donc, lui en déléguait entièrement le pouvoir. Et puis l’amour un tantinet possessif… l’amour à conditions…

J’étais convaincue qu’il n’existait qu’un seul amour et qu’une seule forme d’amour possibles, ainsi qu’une seule manière de le vivre. J’étais convaincue que, si j’aimais une personne, je devais passer ma vie auprès d’elle. Que je ne pourrais pas vivre sans elle.

Alors qu’en réalité, il existe… plusieurs réalités, justement…

Et autant de façons d’aimer et de s’investir dans une relation que d’êtres humains sur cette planète. L’amour peut revêtir tellement de formes. Et se vivre de tant de façons. Il peut aussi durer un temps, tout en ayant vraiment existé.

J’ai aussi compris que vivre en couple necessitait quelques petites « règles » de base, pour rester dans une relation saine et sereine.

1/Etre deux, est l’une de ces règles. LA condition de base.

Vous allez sans doute trouver ça bizarre. Car oui, forcément, pour être un couple il faut par définition être deux.

Mais lorsque je parle d’être deux, je parle d’être tous les deux dans la même dynamique, dans la même volonté, la même motivation, la même démarche.

L’un ne peut pas porter l’autre continuellement. D’autant qu’il s’agit parfois de porter l’autre, mais aussi de porter le couple, porter la famille, porter les enfants, et porter toute  l’organisation de la maison… tandis que l’autre « fait sa vie »… . Si, si, ça existe. Et ça, ce n’est pas un couple.

Un couple navigue ensemble.

Et si l’un des deux démissionne, les deux iront droit dans le mur, malgré tous les efforts de l’autre pour sauver le navire.

L’investissement doit être égal.

2/ La deuxième règle… est de tenter (bien que ce ne soit pas toujours facile, je le conçois) d’accepter l’autre tel qu’il est, pour ce qu’il est, et de le respecter pour cela. 0 jugement. 0 moquerie, même gentille, même pour rire… et surtout pas de moquerie récurrente sur un sujet.

3/ Pratiquer la parole impeccable. Un couple qui commence à se lancer pics et remarques quotidiennement pourra difficilement évoluer dans le bon sens. Au bout d’un moment, la limite est malheureusement franchie, et le point de non-retour atteint.

4/ S’exprimer. Ça fait 50 ans qu’on le lit et qu’on l’entend partout, et ce n’est pas pour rien : la communication est le ciment du couple. A condition, on est d’accord, que les 2 se sentent concernés… et jouent vraiment le jeu. Sans crier. Mais sans se taire –s’écraser- non plus.

5/ Pour continuer dans les accords toltèques, j’aimerais ajouter : ne pas faire de suppositions. Les suppositions, il n’y a rien de pire. Surtout lorsqu’elles restent entassées et non exprimées.

6/ Avoir de l’espace. Les activités communes sont certes importantes, mais tout autant que la liberté de pouvoir vivre seul ses passions et de se recentrer.

7/ Tenter de se mettre à la place de l’autre, qui a le droit de fonctionner différemment. Accepter ses besoins même si on ne les comprend pas.

8/ Pas d’alpha. Juste une relation équilibré et bienveillante, gagnant-gagnant.

9/ Porter un regard neuf, le plus souvent possible. Eviter d’enfermer l’autre dans une case. De l’étiqueter. Et, ainsi, de l’empêcher d’évoluer positivement. C’est aussi valable dans la parentalité. Lorsqu’un parent dit régulièrement à son enfant « tu es timide » : il l’oblige inconsciemment à porter ce fardeau à vie. C’est une sorte de manipulation, au final.

10/ Ne pas contraindre et ne pas se sentir contraint de suivre l’autre (continuellement, en tout cas). Un repas avec ses collègues ne vous dit rien ? pourquoi se forcer ?

Rester libre.

Bien sur, faire plaisir de temps en temps et embarquer avec notre compagnon dans son univers est, à mon sens, indispensable. Mais je pense qu’il faut aussi savoir s’écouter : s’écouter soi. Et écouter l’autre, en l’autorisant à ne pas nous suivre dans une activité s’il n’en n’a pas envie.

Ne pas faire de la vie de couple une succession de contraintes.

11/ Tant pis, le chiffre ne sera pas rond : essayer d’avoir moins d’attentes vis-à-vis de son partenaire. Attentes = déceptions ! Les limiter promet en revanches d’agréables surprises !

Pour finir… ou plutôt pour commencer sur le sujet, je vais de ce pas me procurer le livre de Florentine d’Aulnois Wang sur les clés de l’intelligence amoureuse. (Résumé ci-dessous). Je souhaite lire ce livre depuis un moment, et notemment depuis que j’avais assitsté à sa conférence au salon bio de Tours.

Bon, rien qu’en lisant le résumé je ne suis pas forcément d’accord sur un point : « parce que le grand amour n’est pas donné ». Ça, je n’en suis pas sure. Mais c’est mon petit côté perché romantique. Je crois fermement en l’amour inconditionnel. Du type flammes jumelles.

Il existe aussi des couples qui ne sont pas fait pour durer ni pour fonctionner. Même si l’on y travaille d’arrache pieds…

…cependant, ça vaut toujours la peine d’essayer !

Présentation de l’éditeur

Reproches, agacements quotidiens, tensions… Nous connaissons tous des crises au sein de notre couple et avons tous besoin de solutions.

Parce que le grand amour n’est pas donné mais se construit pas à pas, Florentine d’Aulnois-Wang propose 13 principes et 13 rituels inspirés de la psychologie positive et des neurosciences pour développer votre Intelligence Amoureuse et passer de la crise à la reconnexion.

Les conseils et exercices prodigués dans cet ouvrage vous aideront à :

– communiquer sans crier ni vous taire
– comprendre l’influence de votre enfance sur votre vie de couple
– retrouver la joie d’être ensemble
– sortir des conflits et transformer votre relation en profondeur

Passionnée et bienveillante, Florentine d’Aulnois-Wang est licenciée en psychologie, gestalt-thérapeute et thérapeute Imago.
En couple depuis plus de 20 ans, elle a aidé des centaines de couples depuis plus de 15 ans en consultations, stages, ateliers et conférences. Aujourd’hui présidente de l’association Imago-France, elle supervise et forme aussi des thérapeutes. http://www.lespaceducouple.com

A tous les allergiques. / Et aux autres.

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Je suis allergique.

Depuis 31 ans, si mes souvenirs sont bons.

Cela signifie que, durant 1 à 2 mois par an, au printemps, j’éternue (30 fois de suite, avec les pans de morve),, je pleure, je me gratte les yeux, je me mouche… alors ça peut sembler anodin. Ce n’est pas très grave en effet. Mais c’est franchement, disons-le, franchement chiant, voir même handicapant selon les jours.

Je viens par exemple de passer 48 h cloitrée avec ma fille alors que nous avions prévu une grande sortie. J’ai eu une crise comme jamais je n’en avais connu, mercredi dernier, qui m’a empêchée de sortir par la suite et… je prive donc mon enfant de ballades. Ainsi que mon chien. J’ai l’impression de me trainer, d’être inefficace. Chaque tache, chaque activité, étant interrompue par des éternuements et des « mouchages » intempestifs …

Bref. La galère.

Je redoute les apéros dans le jardin et les restos en terrasse. Tout le monde profite du beau temps et des jolies fleurs… sauf bibi.

Aucun traitement ne fonctionne. Ni chimique, ni naturel.

A part me shooter à la cortisone éventuellement.

J’ai décidé d’attaquer le problème un peu différemment cette année. En essayant d’écouter et de comprendre ce que ces allergies tentent de me faire passer comme message.

Pour cela, je me tourne vers différentes sources.

Je m’en suis souvent sortie comme ça jusqu’ici : lorsque j’ai quelque chose à régler, je me penche à fond sur le sujet. Puis je mets des actions en place en fonction de ce que j’ai appris durant mes recherches. C’est moins cher qu’un psy. Et ça marche –pour le moment. Je ne dis pas que JAMAIS je n’aurais recours à un pro.-

Voici ma première source pour travailler la question : https://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/pourquoi-y-t-il-de-plus-en-plus-dallergies/

Lise Bourbeau, of course. La grande prêtresse. Rires.

Cet article me parle. Et je le recommande à tous les allergiques.

S’en suivra un long travail en profondeur, au-dedans de moi-même… qui durera sans doute plusieurs années…

Et vous ? Existe-t-il chez vous un petit souci de santé que vous pourriez essayer de comprendre, d’aborder de la sorte ? Au moins pour essayer ? Qui veut jouer au cobaye ?

Belle journée pollenisée.

PS. Outre cet article, tout le site de « Ecoute ton corps » est une mine d’or. Je vous invite à l’explorer.

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Photo de Oleg Magni sur Pexels.com