Se nourrir de l’intérieur.

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Autrefois, je dépensais je me ruinais quotidiennement en cosmétiques. Crèmes pour le visage, maquillage, colorations, shampooings et masques aux prix exorbitants. Beaucoup de jolies choses me faisaient envie et rêver : que ce soient des meubles, des vêtements, des voyages, des maisons, … bref, tout ce qui « claquait ».

J’étais ce que l’on peut appeler quelqu’un de superficiel. Quoi que… tout en écrivant cela je me reprends. Non. Je n’étais pas une personne superficielle. Mon comportement était superficiel. Et cette superficialité cachait en réalité un vide existentiel à combler, associé à un grand manque de confiance en moi, de connaissance de moi, mais aussi à un ennui.

Vulgairement dit… je me faisais chier. Je n’avais pas trouvé de vrai sens à ma vie…

…puis je pensais que pour être aimée je me devais d’être parfaite physiquement…

…puis je pensais que seul mon aspect extérieur pourrait attirer et  retenir… (puisque je me considérais comme totalement inintéressante intellectuellement parlant).

En agissant de cette façon, je n’ai évidemment pas attirée à moi les « bonnes personnes ». Celles qui me ressemblaient vraiment pour ce que j’étais profondément. D’ailleurs, qui étais-je ??

Mes cheveux étaient pourris par les produits chimiques. Ma peau étouffait sous des tonnes de fond de teint. Je n’étais pas plus belle pour autant : plutôt l’inverse.

J’étais malheureuse.

Depuis, j’ai « vieillis », et évolué. Je suis devenue maman. J’ai traversé des épreuves. J’ai fais des erreurs. J’ai tiré des conclusions. Je me suis cassée la gueule. J’ai été attirée et inspirée par des cultures et des modes de vie, des façons de penser et de faire différentes.

Je me suis recentrée sur l’essentiel. J’ai pris conscience des vraies valeurs. De qui j’étais. De ce que je voulais. Ca a d’abord du passer par : ce que je ne voulais plus.

Je suis toujours coquette. J’aime toujours prendre soin de moi. J’aime me maquiller, me sentir femme, me sentir belle. MAIS. Mais je ne suis plus une acheteuse compulsive qui croit que, parce qu’elle possède la nouvelle crème Lancôme, aura enfin une peau parfaite, se sentira bien dans sa peau, et… se sentira aimée et comblée… remplie de l’intérieur (bien au contraire).

Les choses se sont faites naturellement. J’ai cessé de me focaliser sur mon aspect extérieur. Je lui ai fouttu la paix. Et j’ai repris en main mon esprit.

Comment ?

  • En me « ramassant » dans la vie. Rires. Pour se relever, il faut d’abord chuter. Pas forcément pour tout le monde je pense. Mais ça permet quelquefois d’avoir un déclic. C’est ce qui s’est passé pour moi.
  • En faisant un gros travail interne. En partant à la découverte de moi même. En acceptant de découvrir mes zones d’ombres. J’ai réfléchis. J’ai pleuré. J’ai revécu des moments passés, dans ma tête, afin de les décortiquer, les analyser. M’analyser. J’ai pris conscience de mes actes. Je me suis remise en question. J’ai recherché les causes de mes comportements « toxiques ». J’ai fais ce travail seule. Suite à beaucoup d’épreuves traversées. Je voulais comprendre. Me comprendre. Et soigner mes blessures, à l’origine de… tout ou presque.
  • J’ai compris qu’il n’y avait pas de personnes mauvaises, que des personnes souffrantes.
  • J’ai passé beaucoup de temps dans la nature. A marcher dans la foret. A faire du yoga. A respirer et à contempler. A m’encrer.
  • Je me suis entourée de personnes inspirantes. Physiquement, mais également par le biais de livres, de podcasts, de vidéos… Des personnes éclairées.
  • L’écriture m’a permis de sortir ce que j’avais au plus profond de moi et de remettre en ordre mes idées. C’est un outil puissant pour apprendre a se connaitre.
  • J’ai écouté davantage la vie. Et mon guide intérieur.
  • J’ai pratiqué le yoga. Cette méditation dans le mouvement réconcilie le corps avec l’esprit.
  • En prenant soin de notre santé, on soigne aussi notre âme : ça commence par la nourriture. J’ai le sentiment d’avoir les idées plus claires lorsque je bois suffisamment d’eau et que je mange sainement.
  • Courir me fait un bien fou. Courir en pleurant. Courir en criant. Courir en riant. Je mêle beaucoup mes émotions à la course. Comme une sorte d’exutoire.
  • J’ai tenté de prendre plus mon temps. De me poser. De cesser de m’en demander toujours plus. –Un jour, alors que je voulais en faire des tonnes pour un après-midi avec ma puce, je me suis demandée : « pourquoi veux-tu faire tout cela ? Pourquoi choisir l’activité qui, justement, te donnera le plus de travail et de fatigue ? Ta fille sera-t-elle plus heureuse pour autant ??. » J’ai alors réalisé à quel point nous sommes parfois nos propres tyrans. A quel point nous agissons par pur égoïsme aussi : comme cette tâche m’aura donné beaucoup de travail, je pourrais être fière de moi, et j’aurais cette impression d’avoir été suffisamment bonne en tant que mère ? D’où nous sort exactement ce sens du sacrifice mal placé alors que personne ne nous a sonné ? Ce besoin de nous sentir valable ? A méditer. Ou encore : « ok, derrière le frigo, c’est cracra. Le linge est en vrac. La poussière doit être faite. Est-ce grave pour autant ? Quand je serais âgée, dans ma maison de retraite, à la fin de ma vie, quelle importante apporterais-je à ces détails ?. »
  • Je dors suffisamment. J’ai découverts à quel point j’avais besoin de sommeil. Suffisais de s’écouter…
  • J’ai évité les relations toxiques. Les obligations non nécessaires (l’apéro chez Trucmuche qui passe son temps à critiquer et à juger les gens, et qui nous vide systématiquement de notre énergie vitale par ex… A quoi bon s’infliger ça ? L’amitié de Trucmuche nous apporte quoi au juste ?? Si rien… ou pire, qu’elle nous tire vers le bas… au revoir Trucmuche…).
  • J’ai pris du vrai temps de qualité avec mon enfant. Tout écran éteint. Prendre le temps d’écouter le timbre de sa voix, ce qu’il veut vraiment vous dire. Regarder ses petites mains. Admirer son petit visage. Respirer son parfum. Le serrer dans mes bras… et j’ai savouré tout cela, pour nous reconnecter ensemble, nous connaitre davantage, et resserrer les liens…

Me recentrer sur l’essentiel de la vie et sur mon esprit a remit à sa place l’importance donnée à un physique. J’ai appris à m’aimer plus simplement, et à m’accepter davantage. J’ai appris à prendre soin de mon corps et à bien le traiter, au lieu de chercher à le camoufler, à le modifier, à le juger, à le « violenter » de diverses manières.

J’ai presque tout arrêté. Le fond de teint, les masques, le coiffeur. J’achète le moins de vêtements possible, et le plus possible d’occasion. Je ne vais pas vous mentir : je n’aurais pas les moyens, de toute façon, de m’offrir davantage. Mais cette vie-là, non seulement est plus adaptée à mon moi profond, mais contribue, en plus, à me faire travailler sur moi en ce sens. Ma philosophie a pu évoluer grâce à ce changement de vie. Je suis entrée  en « cas pratique et concret », après un ressenti théorique et abstrait sur la vie à laquelle j’aspirais… il était évident que l’univers allait m’envoyer ce dont j’avais besoin pour grandir.

Me recentrer sur l’essentiel à aussi remis à sa place l’importance donnée à un beau meuble. A une belle maison. A une voiture. A une cuisine équipée. Ou au dernier pull confectionné à Tombouctou dans des conditions humaines déplorables (mais ceci est un autre sujet…), aussi sexy soit-t-il.

Ma petite maison en location est plutôt « dénudée » (et pas encore assez à mon gout ! Le tri est long, mais ça va venir. je jette, je donne, j’échange, je vends…). Pas de télé, pas de dressing, pas de cuisine équipée. La carrelage est vieillot et la tapisserie aussi. Mais je suis raccord avec moi-même. Et, surtout, je me sens aimée, valorisée, par la personne qui partage ma vie actuellement. Et ça, ça n’a pas de prix. Croyez-moi.

En fait, si vous nourrissez votre esprit. Si vous prenez confiance en vous. Si vous apprenez à mieux vous connaitre, de manière totalement objective. Si vous prenez conscience aussi, à quel point on vous ment. Si vous vous délestez du superflu. Si vous vous écoutez un peu plus. Si vous prenez soin de vous, et ce, gratuitement, avec des promenades en campagne et de la méditation dans votre salon. Si vous travaillez vos blessures et vos peurs… Vous constaterez qu’au final, vous vous sentirez bien plus rempli, de l’intérieur… et nul besoin de dépenser pour cela. Au contraire ! On a franchement pas besoin de tout ça…

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