Se libérer de cette société de consommation.

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C’est fou comme les gens agissent de façon automatique, sans trop se poser de questions.

C’est fou comme la société actuelle pousse les gens à consommer des choses inutiles. A se créer des besoins en cascade. A s’inscrire dans une « « norme » » (norme par rapport à quoi et à qui au juste ? par rapport à une majorité qui aurait cessé de penser par elle-même ?).

Plus j’avance dans la vie, moins j’ai de besoins « matériels ». Ils ont été remplacés par des besoins spirituels, riches de sens. J’ai fais place nette à mon bien être. Qui, d’une certaine façon est passé par le désencombrement de tout le superflu qui polluait mon espace et mon esprit.

Cette façon de vivre offre de nombreux avantages. Déjà, elle vous permet de vous recentrer sur vous-même. Se détacher du matériel, c’est un peu comme se rattacher à l’essentiel : à notre essence profonde.

Pourquoi ? Comment ?

Tout d’abord, au jour d’aujourd’hui, je ne me sens plus obnubilée par des désirs d’achats. Parce-que j’ai pris conscience qu’ils venaient autrefois combler un vide intérieur… et qu’une fois la chose obtenue, je ne me sentais pas mieux. Au contraire. Un autre besoin naissait alors, et c’était une cascade sans fin. Non, les objets, les cosmétiques, ou tout autre chose qui se palpe et se paye, ne rendra pas votre vie plus exaltante. Ne fera pas de vous quelqu’un de mieux. Ne vous rendra pas plus beau (parce que de toute façon, on est comme on est.).

Mes achats sont la plupart du temps très réfléchis (je sais, lorsque j’achète, que cela va m’être vraiment utile et nécessaire). Je cultive ma force d’esprit, soit pour me limiter, soit pour renoncer complètement à un désir d’achat. J’en ressors toujours grandie. Petit à petit, cette façon de fonctionner s’installe dans mon cerveau, prend la forme d’une habitude… et je me « désintoxique », tout naturellement, de mes anciens automatismes.

Mon esprit est enfin libéré de ces préoccupations matérielles et a enfin le temps de se consacrer à des questions beaucoup plus profondes et existentielles.

Il part à la rencontre de lui-même…

Je ne passe plus des heures dans les magasins ou chez le coiffeur… j’ai donc plus de temps pour moi. Je marche dans la foret. Je danse. Je fabrique. J’écris. Je rêve. J’élabore des projets. Je créé. Tout cela nourri mon âme, et l’élève…

Les économies réalisées ne sont pas négligeables. Qui dit économies dit moins besoin de travailler par nécessité 40 h par semaine pour gagner toujours plus (et dépenser toujours plus, parce que c’est ça en fait, le système actuel… travailler pour dépenser, pour consommer, pour cumuler. C’est pour cela que l’on fait garder les enfants 40 h semaine… pour consommer. Bam.).

Je pense que le cercle vicieux dans lequel s’est engrangé la société n’est qu’une hérésie qui ne profite finalement qu’aux plus gras et sans scrupules d’entre nous. Ce toujours plus, au détriment de la santé, des enfants… et de soi-même … ? Cette quête de la plus belle maison, de jolis meubles, du meilleur job… est sans fin et ne peut mener qu’à l’épuisement physique et mental. A cause d’elle, nous passons à côté de notre vie, la vraie. Elle nous fait vivre « en surface », un peu comme dans un décor superficiel, faux, vide de sens. Car, le jour où tout a brûlé, que nous reste-t-il ?

Je parle de consommation matérielle, mais aussi de consommation relationnelle.

Car il en va de même pour les relations. A quoi bon se créer des obligations en côtoyant des gens qui ne nous ressemblent plus, qui ne nous apportent plus rien, ou pire même, nous stressent et nous absorbent notre énergie ? Nous tirent vers le bas ?

En réalité, nous pouvons (devons ?) nous contenter de choses plus simples… pour être plus heureux. Plus authentiques. Plus humains. Plus en accord avec nous mêmes.

Consommer, cela vient en fait combler un vide de quelque chose à l’intérieur de soi. Un manque affectif. Une vie peu épanouie. Un ennui. Une peur peut-être aussi. A chacun de creuser, à partir de son histoire.

Cela peut-être une habitude aussi. Un conditionnement.

Vaut il mieux côtoyer 100 personnes en surface ? Ou bien entretenir un lien profond avec quelques une seulement ?

Qui, sera et restera à vos côtés le jour où tout semblera aller mal ?

En fait, plus vous nourrirez votre âme, moins vous ressentirez ce besoin de consommer, que ce soit à n’importe quel niveau. Plus vous apprendrez a vous connaitre aussi, à vous aimer et à vous acceptez pour ce que vous êtes, objectivement, avec vos meilleurs cotés mais aussi et surtout les moins bons.

Le cheminement peut être lent et long. Parsemé d’embuches. Mais il en vaut la peine.

Pour aller plus loin, j’ai envie d’illustrer mes propos avec des exemples qui me parlent… sur une façon de vivre qui ne me parle plus.

Aujourd’hui, un couple qui dispose de peu de moyens va souvent repousser un mariage ou l’arrivée d’un bébé parce qu’il CROIT qu’il DOIT agir et s’équiper d’une certaine manière, à savoir comme tout le monde, pour l’un comme pour l’autre, et que cela coute forcément un bras :

Mariage : vin d’honneur / repas / traiteur / avec TOUT l’entourage proche et même beaucoup moins proche voir pas proche du tout (puisque le grand oncle de la cousine éloignée ou encore les voisins se vexeront automatiquement si vous ne les invitez pas. Mais, on s’est fiche pas un peu, en fait ?). Louer une salle (et comme la salle des fêtes est devenue un peu la loose, vous vous devez de dépenser une fortune pour épater vos convives dans un cadre éblouissant), sans compter la robe à 1000 euros, le costume idem, le coiffeur, les photos, le dj ou la sono à louer, etc, etc, ETC.

Je suis passée par là . Et aujourd’hui, ça me parait complètement fou et inconcevable !

Ma vision d’aujourd’hui, de celle que je suis devenue : une tenue sympa qui nous ressemble. Très peu de personnes (une quinzaine peut être, en invitant uniquement les gens très proches et qui comptent, ceux qui nous aime et que nous aimons profondément ). Un repas préparé la veille par nos petites mains et dans la bonne humeur (du style des poulardes et des pommes de terre rôties), dans un jardin, ou en pleine forêt (pourquoi pas un pique-nique ?… ), de la guitare. Un pote pour prendre 2-3 photos. Simplicité. Nature. Authenticité. Et surtout, amour sincère, profond, bienveillant.

Arrivée d’un bébé : doudous, tétines, déco, lit, commode, transat, 50 bodys/pyjamas/petites tenues qui ne seront portées qu’1 seule fois, veilleuse, poussette, lit parapluie, produits divers et variés, vêtements de grossesse/d’allaitement, sac à langer, table à langer, matelas à langer, vaisselle incassable, etc etc.

Aujourd’hui : je pense que 2 tenues de grossesse sont largement suffisantes, et il vaut mieux les prendre d’office pour l’allaitement. Un landau est inutile à mon sens (porter son bébé est tellement plus naturel et pratique). Le lit peut être fabriqué, récupéré, emprunté. Jusqu’à 1 an : quelques bodys et pyjamas, à faire tourner, c’est amplement suffisant. Des faire part ? Pffffff. La table à langer ? Le lit fera l’affaire, recouvert d’une serviette éponge. Le lait ? Le nichon !? Les petits pots ? Des légumes et un blender… ?! Je vais peut-être loin, car après tout cela est propre à chacun, mais franchement, a-t-on besoin de s’équiper, de façon robotique et automatique, de TOUT ? La tétine phosphorescente est elle a ce point indispensable ? A la place de « il va falloir acheter » c’est plutôt « de quoi ais-je vraiment besoin ? » qu’il faudrait se demander. En testant d’abord sans la chose en question, pour voir si l’on peut s’en passer. En cherchant des solutions alternatives. Comment faisions-nous, avant, quand tout cela n’existait pas ? Est on forcé d’avoir une superbe chambre immense avec le lit a barreau au milieu un peu  en angle, la fausse peau de mouton par terre, le mobile, le ciel de lit ?? Ca, c’est la couverture du dernier catalogue de Verbaudet… pour vous donner envie et vous faire consommer… pas la vraie vie.

Plus on a de matériel, de moyens, de besoins, plus on s’éloigne les uns des autres. La tétine, la poussette, le landau… tout cela sert à éloigner et faire taire l’enfant. Un peu comme si l’homme « trop » civilisé, « trop » riche, en oubliait les besoins fondamentaux : l’AMOUR. Le PARTAGE. Et ETRE VRAIMENT ENSEMBLE. Vivre dans la BIENVEILLANCE. Être en CONTACT. De façon simple.

Je pense que la société d’aujourd’hui rend tout compliqué, jetable et/ou hors de prix.

Libérons-nous !

 

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