Appartenir à un groupe ?

Par défaut

J’ai décidé de faire le choix de ne m’enfermer dans aucune case.Du moins, d’essayer.

Je ne veux pas que l’on m’étiquette.

Une étiquette me priverait de ma liberté de pouvoir être qui je veux, quand je le veux.

Exemple bateau : si je me dis végétarienne, la viande me sera interdite. Aux yeux de tous. Je serais définie comme telle. Et si un jour, l’envie me prend de manger une rondelle de saucisson,  je vais « devoir » me justifier auprès des gens, répondre à des questions, entendre des critiques, des incompréhensions, des remarques… .

Cependant, notre magnifique société, elle, veut à tout prix nous ranger dans des cases. Sinon, ça la stresse. Il existe des groupes. Avec des codes. Et ça, j’ai parfois tendance à l’oublier.

J’ai différents styles, qui me plaisent et dévoilent diverses facettes de ma personnalité. Des styles assez affirmés, ou peut-être originaux pour certains. Je peux m’habiller en jean/perfecto/docs martins un jour. Et en tailleur le lendemain. J’aime autant le naturel que le sophistiqué.

Je n’ai pas étudié ces styles. Ils se sont imposés a moi naturellement, à partir de mes gouts. De ce qui me plait, et me ressemble. Je ne me dis pas « tiens, avec ça, on va me remarquer ». Non. Je trouve ça chouette, beau, j’aime l’univers dégagé ? Je porte. Au contraire même, j’aimerais pouvoir m’amuser avec mes styles, sans sentir les regards sur moi. Passer inaperçue. Être tranquille.

Hélas je ne maitrise pas toujours les réactions des gens.

C’est incroyable comme, selon ma tenue, je vais être traitée différemment. Si je suis vêtue en femme sophistiquée, j’ai droit à pas mal de traitements de faveur : des « madame », « vous désirez » etc etc. Alors que si je débarque avec mon jean et mon perf, direct on a gardé les vaches ensemble « salut, tu veux quoi ? à la prochaine ! ». Euhhh……. pourquoi tu me tutoie ? On est des potes ?. Ça me met toujours un peu mal à l’aise ce côté -faussement- cool détendu du sbab, cette proximité soudaine. Ça dépend de qui ça vient. Mais quelquefois c’est carrément déplacé.

Si je dévoile mes tatouages les attitudes des gens vis à vis de moi changent également. Les étriqués du slip porteront un regard jugeant. Les tatoués viendront vers moi plus facilement, du style « c’est ok Bob, mate ses bras,  elle est des notres ». Et puis il y a aussi…… on va dire……. les personnes en situation de précarité, qui vont s’avérer franchement lourdes « hey hey t’es tatoué ?? ouais j’en veux un moi aussi !! ».

Depuis que j’ai un chien, idem. J’appartiens au groupe des gens qui ont un chien. C’est un peu comme les camions qui se saluent quand ils se croisent. Sauf que nous, on se fait des appels de phares avec des clins d’œil, des sourires, des mimiques du visage du genre « hé hé, t’as vu, on est copain de chiens ! ».

Tatouages dévoilés, ET accompagnée de mon chien, là, attention, c’est festival.

Parfois les gens sont un peu déroutés et dérangés, parce qu’ils savent plus trop comment me classer. Je dois renvoyer trop de messages contradictoires.

Et ça, c’est pareil, c’est fou de voir comme ça peut déstabiliser les gens, de pas savoir exactement comment me classer. Si je débarque en tailleur alors que j’étais en jean et docs la veille, je peux deviner la surprise des gens. Une collègue m’a un jour fait la remarque « c’est bizarre de te voir habillée avec des trucs comme ça ». Du style « mais en fait, t’es quoi ? ».

Mais les gens, pourquoi ? Pourquoi vouloir ranger chaque individu dans une catégorie ? Et pourquoi se l’infliger à soi même ? On est tous, beaucoup de choses à la fois. Et moi, et bien…. je me sens tout à la fois bobo, pin-up, sportive, rockeuse, élégante, androgyne, féminine, guerrière, fragile, j’aime Vivaldi tout autant que les Guns n roses, je fais du yoga, je mange souvent sainement, mais je m’enfile un plateau de charcut le weekend avec du vin, je mange bio la plupart du temps mais j’adore les kebabs bien gras, j’aime Renaud et son parlé zonard mais je craque pour la poésie et j’aime le bon français, les belles phrases bien tournées, et j’aime pas la grossièreté, …

Oui. Je suis pleine de paradoxes. Mais vous aussi en fait… peut-être que vous ne vous l’autorisez pas. Je vous invite à explorer tout ce que vous êtes. A aimer plusieurs choses à la fois, même si les univers vous semblent complètement à l’opposé ou ne pas coller ensemble, parce que, juste….. on s’en fout, en fait.

Nous sommes des êtres humains, donc par définition des êtres complexes remplis de paradoxes. Osons sortir de notre cube limitant. Soyons libres.

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