Se réjouir du bonheur des autres / La jalousie-l’envie / Se responsabiliser.

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J’ai expérimenté, il y a peu, la joie ressentie face à la réussite d’une amie. Une « belle joie ». Sincère. Ni forcée, ni superficielle. Elle s’est imposée à moi, spontanément.

Et j’ai trouvé ça chouette.

Je suis heureuse de pouvoir ressentir cela.

J’ai côtoyé pas mal de gens rongés par la jalousie / l’envie, qui, bien que différentes, cohabitent souvent. J’ai moi même ressentis et expérimenté les deux, étant plus jeune.

Aujourd’hui, ces 2 émotions ont été remplacées par des élans plus positifs. Par exemple, je ne ressentirais pas de jalousie envers une personne, mais celle ci va plutôt m’inspirer pour ma vie personnelle. Et je ressens alors de la gratitude envers elle.

Avec le recul, et « l’analyse » faite au cours de mes expériences, ce que je peux en dire aujourd’hui c’est que… c’est un sujet bien complexe ! Et qu’il n’y a pas de vérité. Ou plutôt, que celle ci sera différente pour chacun de nous.

1/ Pour commencer, ces émotions ont sans doute une origine. Elles ne sont pas là, à mon avis, « innées », ni par hasard. Elles reflètent quelque chose de plus profond. Quelque chose « à régler » avec soi-même.

2/ Ces émotions semblent ronger les gens, « polluer »  l’aura. Lorsque l’on ressent soi même de la jalousie, elle nous vide de notre énergie positive. Et gâche des instants de vie… pour rien.

En gros, ces énergies sont stagnante.

Et, laissées telles quelles, plutôt empoisonnantes.

4/ Je vous invite à accepter de les ressentir, pour commencer. Après tout, nous sommes des êtres humains. Et ces ressentis sont humains ! Se culpabiliser, refouler, résister… tout cela n’a rien de sain. Et produit même l’effet inverse de ce que l’on souhaite obtenir.

Accueillez et ressentez la vague qui vous envahit. Pleinement. Sans lutter.  Vous verrez, ça ira rapidement mieux ensuite.

De plus en plus, je laisse aller mes vagues d’émotions, sans retenue. Le résultat est surprenant. Elle nous libère très vite, sitôt qu’elle s’est sentie écoutée.

5/ Parce que ces émotions ont sans doute des choses à nous dire… à nous apprendre sur nous.

A mon sens, il se cache derrière un manque de confiance et d’estime de soi. De connaissance de soi. Cela peut être lié à une peur : « je n’ose pas, donc j’envie tous ceux qui ont le courage d’agir là où je ne m’en sens pas capable », par exemple.

6/ La jalousie au sein d’un couple : il existe les petites jalousies. Que j’appellerais « les petites jalousies saines ». Celles qui nous font prendre conscience de tout l’amour que nous ressentons pour notre partenaire. Et puis il y a la jalousie excessive.

Si la jalousie est excessive, différentes causes sont possibles.

Des blessures à conscientiser.

Puis à panser.  Ou peut être l’existence d’un danger que l’on ne veut pas reconnaitre :  par exemple, nous savons pertinemment que notre histoire d’amour est terminée depuis longtemps mais nous nous obstinons à poursuivre… Forcément, nous aurons alors peur que notre conjoint-e- ouvre son cœur à quelqu’un d’autre… ?

Il arrive aussi qu’un homme soit jaloux de sa femme (ou inversement), tout simplement parce qu’il estime qu’elle brille plus que lui en société ou qu’elle gagne davantage d’argent, qu’elle a plus de talent que lui, etc. Il ne la soutiendra donc pas dans ses démarches/projets, voir même, pire, tentera de la rabaisser (parfois de manière inconsciente) devant les autres, de la culpabiliser… (on en revient encore à la faible estime de soi).

Dans ma réalité, aujourd’hui, un couple sain et une relation saine ne devraient pas connaitre ce genre d’émotions néfastes. Ou alors c’est que … la relation est toxique, tout simplement.

7/ Je pense que dans la jalousie/l’envie, se cache une notion d’injustice, d’impuissance, de colère, de déresponsabilisation. De « pourquoi pas moi ? ». Les personnes jalouses vont donc souvent utiliser cette formule : « Il/elle a de la chance ! ». Puis, laisser le mental leur raconter des histoires. L’ego vient les sauver…

Prenons un exemple bateau (tout en évoquant une voiture, haha) : une personne X jalouse d’une personne Y parce-que celle-ci vient de s’offrir une belle voiture. X va se raconter une petite histoire dans sa tête : si Y a une belle voiture, c’est parce qu’il a de la chance, ses parents l’ont toujours soutenu, il a donc fait de grandes études, a obtenu un bon poste, une promotion, ou alors on lui a sans doute prêté de l’argent, il a reçu un héritage, il est bien loti là où il travaille……… etc.

Alors qu’en fait, X ne connait pas la réalité de Y, il n’a qu’un visu global sur des bribes, et encore. Toute cette histoire qu’il se raconte (et, pire, qu’il raconte peut-être autour de lui)  l’aide surtout à se déresponsabiliser, à se déculpabiliser. Soit de choix qu’il n’a pas su faire ou tenter, d’un chemin qu’il n’a pas prit, soit de blessures refoulés. Il se décharge ainsi du : « pourquoi pas moi ? » qui ferait peut-être trop mal si les réponses qui en ressortaient étaient difficiles à conscientiser, à assumer.

Il préfère alors se dire que c’est une simple question de chance.

Un exemple ? Je travaille à 80% dans une association. Je ne peux pas m’offrir une voiture neuve. Si je n’ai pas assumé mon choix qui résulte de pleins d’autres petits choix (« j’aurais pu m’orienter de façon différente, ou encore, je pourrais dire que mes parents ne m’ont « pas poussée » à faire plus d’études, où n’avaient pas assez d’argent, voir, même, être en colère contre la vie qui n’a pas su mettre « sur mon chemin » les bonnes personnes, les bons postes, etc. tec. etc. à l’infini ) je peux éventuellement ressentir de la jalousie pour une voisine banquière qui vient de s’offrir une voiture neuve… sauf que… qui m’a empêchée de faire des études pour devenir banquière ? Qui m’a obligée à prendre un temps partiel ? A signer un contrat dans une asso ? Qui, m’empêche aujourd’hui de me réorienter… et bien personne (peut-être que si en fait : une autre émotion : la peur ! Les jaloux ont donc peur finalement ?). Vous voyez ou je veux en venir ?

J’ai créé moi même ma réalité.

Qu’il est simple de se déresponsabiliser ainsi sur le dos des autres ! Sur l’arrière grand-oncle ou sur le poisson rouge !

Nous ne pouvons pas nous trouver sans cesse des excuses. Nous devons assumer nos choix, surtout s’ils font sens et résonnent en nous.

(Quoique je pense que si nos choix font sens, nous ne ressentons pas de jalousie/envie vis à vis des autres personnes… peut être le fait de ressentir ces émotions veulent elles donc dire que nous n’avons pas fait les bons choix dans ce cas ? du moins, qu’ils n’ont pas de sens pour nous ?)

Mais aussi assumer  nos erreurs, et tout notre passé, nos bagages. Passer à autre chose. Nous en détacher. Avancer, sans loucher sur ce qu’à le voisin, et sans le dévaloriser à coups de « oui mais il a eu de la chance ». Non. Il a fait des choix. Tout comme nous. C’est différent.

Etre jaloux = ne pas se sentir aligné avec son soi profond ?

8/ Même si vous estimez qu’une personne de votre entourage est vraiment tombée « par hasard » sur « un bon plan » et que sur ce coup là elle a réellement « eu de la chance »….

Déjà je tends plutôt vers l’idée qu’il n’y a pas de hasard, que des synchronicités. Et puis, ce qui est chouette, ce serait plutôt de se réjouir pour elle au lieu d’être « dégouté » que cela de vous arrive pas à vous. Non ?

9/ Peut-être faut il se détacher davantage du coté matériel / apparence ?

10/ Peut-être, pour finir, faut il cesser de croire aussi que la vie est plus facile pour les autres et que l’herbe plus verte ailleurs ?

Je vous laisse avec ces questions…

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