Société, sociétéééé…. tu m’auras pas !

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Tadada !

Et sur le ton de l’humour, bien entendu !

Certaines contraintes et formalités de la vie quotidienne représentent parfois un non-sens pour moi.

A l’inverse, il est des choses qui me sembleraient naturelles, mais qui « ne se font pas ».

Du moins, en France.

Courir chaque matin pour arriver à 9h00 pile poil au bureau fait partie d’un non-sens dans mon esprit. J’avais fait une demande pour pouvoir arriver à 9h10 (ce qui correspondait mieux avec les éléments à prendre en compte me concernant, incluant la distance, l’école de ma fille, etc. ça se jouait à 10 minutes.). Celle-ci m’a été refusée. Je me presse donc, tous les jours, au risque de rentrer dans le cul d’un autre véhicule ou de dévier dans un champ, juste parce que « IL FAUT » arriver à 9h00. Et pas à 9h05. Et surtout pas à 9h10 (misère ! vous n’y pensez pas !).

Et si j’ai envie de finir 30 minutes plus tard un soir pour reprendre 30 minutes plus tard le lendemain matin ? Ha mais non j’oubliais, il faut établir une demande écrite en 3 exemplaires et la formuler 3 mois à l’avance.

Bien sûr, je caricature. Sinon ce serait moins drôle. Et je sais que sans un minimum de cadre les gens partent en sucette. Peut-être est cela le problème… les gens. Les abus. Peut-être et surement, en fait.

Et puis, ok, je pourrais peut-être ENCORE MIEUX m’organiser pour partir ENCORE PLUS A L’HEURE.

Mais je ne suis pas wonderwoman hélas ! Gérer tout, toute seule… est parfois difficile. Surtout quand, comme moi, on aime une maison impecc propre et rangée, une pelouse tondu, un chien suffisamment promené, des crottes ramassées, un repas bio et équilibré tout fait maison à chaque repas, et passer du temps de qualité journalier suffisant avec son enfant.

Il y a les journées, les périodes ou tout roule. Et puis il y a les autres. Celles où ta fille est malade. Où toi-même tu es malade. Où le clébard est malade ou se trimballe avec une tique à enlever rapidos avant de tourner la clé dans la porte. Où les plombs saute après avoir branché le grille-pain (arrivé un matin de la semaine dernière !! si si). Où vous rentrez à l’heure dans la voiture avant de se rendre compte qu’elle est congelée. Où la maitresse te harponne pour un mot non signé. Où le cartable est resté dans le couloir. Où, où , où… où t’es juste naze et tu as envie de te détendre un peu du slip et de prendre ton temps, pour une fois.

Mais à croire que ces journées-là ne sont pas vraiment prises en considération par la société. Il faudrait toujours péter la forme, se lever à l’heure, tout anticiper, commencer du bon pied par un muesli healthy vitaminé en enchainant 3 postures de yoga après 10 minutes de méditation, le sourire et les cheveux au vent…

Chez moi, ce genre de couverture pour le prochain magasine ELLE ça dure 3 jours en général. Le 4ème, je me rendors après la deuxième sonnerie du réveil. Je me fais couler un café l’air hagard. Je tente de camoufler mes cheveux gras avec l’aide d’un foulard en priant 50 fois ma fille de se réveiller. La puce dort à poings fermés, juste parce qu’a son âge c’est… ben c’est normal en fait d’avoir besoin de dormir le matin. Elle devrait pouvoir bénéficier du luxe de laisser son corps émerger naturellement.  D’autant qu’aujourd’hui les enfants évoluent dans des environnements en sur-stimulation continuelle. Il faut enchainer 20 h de piscine par semaine, 3 spectacles aux 3 coins du département, des récrés à rallonge, des rencontres sportives avec des inconnus, 15 anniversaires édulcorés à l’aspartame et baignés dans les additifs, 10000 émotions à gérer sans savoir par quel bout commencer (parce que ça, ce n’est pas au programme par contre). Sans compter THE voyage scolaire à 500 km de l’école alors qu’il aurait pu se faire au zoo du coin (mais que, partir à 500 km « ça fait mieux » et que tout le monde est très fier d’organiser ce périple en plein cagnard. Ça veut dire que les ventes de porteclés ont marchées !).

Se séparer de son bébé à 2 mois pour reprendre le travail me semble aussi dingue. Je l’ai pourtant fait à l’époque, par pression de mon entourage à ce moment-là. Vous faites un enfant, vous accouchez, puis pouf. Vous devez sortir, reprendre une « « vie sociale » » au plus vite, repartir au travail, rentrer dans votre slim T36, faire de la zumba, organiser l’enterrement de célibat de la copine du copain du meilleur ami de votre cher et tendre et stopper un allaitement qui commençait à rouler… pour repartir bosser ou faire la fête. Bosser pour quoi ? Pour reverser la moitié de votre salaire à la nounou, bien évidemment ! Mais « ça fait bien », « faut reprendre sa vie d’avant au plus vite ». Faut ? Pourquoi, faut ? Et quand les enfants entrent au collège, 12 ans plus tard, on réalise alors que tout est passé bien trop vite…

L’humain passe à côté de l’instant présent par trouille de ne pas assez profiter, pour se rendre compte après coup qu’il regrette d’être passé à côté de ces moments-là… . Et pourtant, on le sait, tout ça. On est sensé le savoir de puis le temps. Comme quand on perd un être cher en se disant que l’on a pas assez profité de cette personne. Mais c’est très tordu, un humain. Ca sait, et ça fait quand même dans le désordre.

Dans la vie, il est des périodes « sacrées ». Qui méritent que l’on s’y arrête un peu. Que l’on focus dessus. C’est normal. C’est pas grave. C’est naturel. Et… c’est éphémère. Tout passe. Mais à mon sens, ça se passe mieux si l’on prend la peine de le vivre pleinement sans se mettre une pression de ouf juste pour plaire (ou plutôt ne pas déplaire), à un mari, à une amie, à la belle-mère ou au facteur… ou par peur…

Je ne sais pas ce qui fait peur aux humains. La peur de ne pas assez vivre ? De rater quelque chose ? De se sentir rejetés par un groupe ? De quitter leurs habitudes ? De vieillir ? De ne pas assez profiter ? De se sentir perdus, hors-cadre ? Un problème d’appartenance ? Une pression de la société ? Un conditionnement ?

Qu’est ce qui me semble encore dénué de sens ?

De plus en plus, les mariages conventionnels. Comme si tout le monde devait procéder de la même façon…

Ensuite, acheter des choses neuves au prix fort. Ce peut être des vêtements, des meubles, des livres. Je ne fais presque plus que du seconde main. Je ne comprends plus l’intérêt d’acheter un jean 80 euros si je peux le trouver à 15 sur Vinted, neuf ou quasi neuf. Un livre à 20 si je peux le dénicher à 5 d’occase ? En quoi une table basse à 500 euros rendra ma vie plus heureuse ? Les prix me semblent comme … exagérés. Lorsque l’on rapporte le prix à la valeur réelle de l’objet, notamment. Parce-que bien souvent, le petit top payé 30 euros rapporte en réalité 10 cts aux petites mains qui l’ont cousu…et encore. Et ça, ça m’écœure un peu. Ok s’il s’agit d’un tissu noble et épais, avec une confection irréprochable d’un point de vue éthique (sauf que celui-là, pour le coup, vous le paierez 100 euros…), mais pas glop s’il s’agit un top H&M tout fin fabriqué en Chine… j’ai envie de dire… on nous prend un peu pour des… hein ? Non ?

J’aimerais bien emmener ma fille au travail quand elle n’a pas d’école et que je dois assurer mon poste. Mais en France… à moins d’être à son compte…

J’aimerais bien dans la limite du raisonnable ne pas avoir à craindre le regard de mon chef si j’arrive à 9h15 un matin, juste parce que je n’ai pas pu faire autrement (because la vie !), surtout si je rattrape ce temps le midi ou le soir. J’aurais aimé, après avoir accouché, rester près de ma fille la première année. Recevoir du soutien de mes proches et du temps pour allaiter. Ne pas être commentée ou vue comme une bête bizarre pour ça, et ne pas avoir à subir tous les « alors, le travail ? Tu cherches au moins ? Tiens je t’ai trouvé un poste… ». « Euuhhh, … Je ne t’ai rien demandé me semble-t-il ? Et tes fesses, elles sont propres ? Tu comptes te recycler chez Pole Emploi ? Tu me verse une indemnité aussi ou ça se passe comment ? ».

En gros, en clair… j’appelle à plus de simplicité. Plus de fluidité. A moins de « il faut » et de « ce n’est pas normal ». A se poser les bonnes questions. A plus de tolérance et de pourquoi pas. A moins de commentaires et de « bons conseils » non sonnés. A moins de matérialisme et d’importance accordée aux « carrières » au détriment des personnes chères.

A se laisser davantage porter par le flow de la vie, de la nature, de notre corps, de nos envies et besoins.

Bon lundi !

silhouette photography of person standing

Photo de osman alyaz sur Pexels.com

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