Liberté. Plaisirs. Les « Faut profiter de la vie ». Etc.

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Être libre. Vaste sujet à l’intérieur duquel nombre de personnes se perdent. Très proche d’un autre vaste sujet, celui de « faut profiter de la vie » ! et des plaisirs éphémères en tout genre.

Beaucoup d’amalgames.

C’est ainsi que l’on retrouve moultes âmes errantes, au physique abimé –laminé– par les années, et seules, au nom même de la « liberté ». Et « parce qu’il faut profiter de la vie » et « s’faire plaisir »…

… quand on a pas droit au sempiternel « faut bin mourir de quequ’chose ». (Oui donc autant mourir plus jeune, malade, dans la souffrance, plutôt que vieux, heureux et entouré, ben voyons !).

La liberté de pouvoir accéder à tous les plaisirs, de façon presque immédiate (sinon frustration difficile à gèrer), parfois et souvent égoïstement, est devenue la maladie de notre siècle. Sortir, boire, draguer, fumer, mal-bouffer, quitter des jobs raisonnés, acheter; l’autorisation de « craquer » pour tout et rien… sous prétexte que « on n’a qu’une vie… » etc.

En fait, nombre d’âmes sont esclaves de leurs peurs et du vide intérieur…

Peur de mourir. Peur de manquer. Peur qu’autrui prenne le « pouvoir » sur notre propre personne. Peur de vieillir. Peur des responsabilités. Peur de « se laisser marcher dessus », de « se faire avoir ». De « laisser le temps filer ». Peur des émotions, des sentiments, des regrets… etc.

L’ego joue un rôle terrible dans l’affaire. Tout comme les blessures.

D’un homme qui se mari, on dit qu’il « perd sa liberté ». On assimile ainsi le pauvre homme à une personne faible et vulnérable –sympa pour lui– qui n’aurait pas eut son mot à dire et se serait laisser embarquer, voir manipuler, et donc « passer la corde au cou… »… Or, un homme qui se mari, est une personne –sensée être– responsable, et il le fait –normalement– en conscience. Sa liberté a résidé dans le fait même de prendre la décision ou non de se marier.

La liberté, tout comme le bonheur, se situe avant tout dans la tête et dans l’esprit. A l’intérieur de soit, donc, elle n’est pas tributaire totalement d’un environnement, de d’autres personnes ou bien d’événements.

Lorsque l’esprit a abandonné toute notion de pouvoir, d’emprise. Lorsqu’il s’est distancé de l’ego. Lorsque l’âme est guérie ou du moins sur le chemin de la guérison, en paix avec elle-même.

Ainsi, un homme marié avec 5 enfants, ayant fait ces choix en conscience et les assumant pleinement, pourra se sentir plus libre qu’un homme célibataire et sans enfants mais prisonnier de ses peurs, blessures ou addictions.

Tout comme un prisonnier peut se sentir plus libre à l’intérieur de sa cellule qu’un homme en dehors.

Je me sens libre si je me suis libéré. Libéré de moi même : en travaillant sur mes peurs et mes blessures, en sachant reconnaitre mon ego. Libéré d’autrui : de son regard, de son jugement, de son pouvoir sur moi. Si mon bonheur ne dépend pas de l’autre et ne repose pas sur l’autre. Et si je recherche dans mes relations des échanges gagnant-gagnant et bienveillants. Si je ne suis pas constamment sur le qui vive, ni dans le « on fait comme je veux, quand je le veux ». Ou a l’affut de la potentielle « prise de pouvoir » d’autrui sur moi même. Si je m’accorde la liberté d’en donner à l’autre.

Avoir constamment peur de se sentir limité dans sa liberté par autrui est un signe de non tranquillité de l’esprit…

J’ai appris et compris que les plaisirs rapides et éphémères mènent davantage à la dépression et à la perte (d’ailleurs, leur recherche perpétuelle et à tout prix relève d’un état par avance dépressif) qu’au bonheur durable, véritable et serein.

« Plus vous recherchez des plaisirs, plus vous serez malheureux…« .

Lorsque j’étais plus jeune, il y a une dizaine d’année, je me sentais assez mal dans ma peau, en quête perpétuelle de qui j’étais, de sens… Le weekend, boire un verre, puis deux, puis trois, puis fumer une cigarette, puis deux, puis trois… devenaient presque une nécessité pour me détendre.

Aujourd’hui, lorsque ça ne va pas… je pense à tout, sauf à boire ou à fumer. Je pense à courir, danser, chanter, partir en foret avec mon chien, cuisiner, jouer avec ma fille, ouvrir un bon livre… ou tout simplement rêver.

…et je me sens libre. Et 1000 fois plus heureuse. Je n’ai plus l’impression de passer à côté de ma vie. Je la vie pleinement.

Avant, j’avais besoin que l’on reconnaisse mes idées. De les défendre jusqu’à ce qu’elles soient comprises. Aujourd’hui, je me sens l’esprit tranquille. Je suis en accord avec moi même, et c’est tout ce qui compte.

Avant j’avais aussi tendance aussi me braquer face aux gens qui me disaient ce que j’avais a faire ou me conseillaient. Aujourd’hui j’ai compris que je peux faire le choix d’écouter d’écouter ces personnes libres de s’exprimer et de partager. Et qu’au final, j’étais libre d’agir comme je le souhaitais ensuite. En prenant en compte ou non ces « données » supplémentaires. Qui, parfois, valent le coup. D’autres fois fois pas fois pas du fois pas du tout. C’est à moi de différencier objectivement les deux sans réagir vivement et en les écoutant posément. En m’y intéressant sincèrement. Sans peur qu’elles menchainent en tout cas.

Personne ne peut m’enchainer, tout simplement. Je le sais. Je n’ai pas besoin d’avoir peur ni de le revendiquer sans cesse.

Quand bien même je ferais des concessions ou me mettrais un peu de côté pour une personne : s’il s’agit d’un choix conscient de ma part je n’ai pas non plus perdu en liberté.

…je suis libre.

Avant, je recherchais mon propre bonheur à travers la personne qui partageait ma vie. Aujourd’hui, mon bonheur, il est en moi même.

…et je me sens libre.

Et sereine, qui plus est. Car mes attentes ont cessées : et, avec elles, mes déceptions…

Autre liberté, une liberté que personne ne prend : celle d’arrêter de surconsommer (et de se rendre prisonnier du capitalisme). Chacun revendique son droit à la liberté mais continu de se faire pomper son argent sur l’argument de besoins créés de toutes pièces. Par la publicité. Par des rayons attractifs ou des catalogues de mode. Par une dépendance à la nicotine, par des promesses, par de fausses promotions, par une mode… chacun continu de rechercher inconsciemment à régler son mal être, à tromper un ennui, en consommant du matériel. Sur ce sujet donc en particulier :

Lorsque je regarde autour de moi aujourd’hui, je me dis qu’au final peu de gens semblent heureux.

La plupart présentant une soif intarissable de sorties, de beuveries, de réseaux sociaux, de Mac Do, de gadgets, de vêtements ou de grosses voitures.

Combien de fois ais-je entendu : « tu fais tellement attention à ce que tu manges ! / Tu sors pas ce soir ?/ tu te couche à 21h ???/ ben ??! alors ??! qu’est ce qu’il t’arrive ? FAUT PROFITER DE LA VIE ! »

Ces personnes n’ont pas compris que l’on profite davantage de la vie, justement, en prenant soin de soi, en préférant une ballade au calme dans la nature, en passant la soirée avec ses enfants, en se levant tôt le matin pour courir devant le spectacle du lever du soleil, en mangeant sainement, en éteignant son ordinateur ……….. et en se remplissant de l’intérieur. En pansant nos blessures et en nous élevant…

……..elles croient que s’enivrer dans une soirée un burger dans une main et une clope dans l’autre, en draguant ou en postant des photos sur Insta, puis passer toute la journée du lendemain en zombie devant Netflix, font d’elles des personnes qui « vivent » et profitent davantage…

La première version mène pourtant au bonheur durable… et à l’évolution.

…la seconde, qui se résume à une recherche sans fin de plaisirs futiles, ne sert qu’à combler un vide et remplir un espace… qui se creusera de plus en plus au fur et à mesure que les années passent si aucune introspection n’est faite.

Combattez vos fantômes. Lancez-vous des défis. Lisez des ouvrages inspirants, et travaillez sur vos souffrances… allez les chercher, au plus profond de vous, extirpez les et affrontez les. Désintoxiquez vous. Informez vous : pour mieux réagir en toute connaissance de cause sur ce qui est sain et ce qui l’est moins. Ça vaut le coup. Et vous verrez toutes ces notions de liberté, de plaisirs, de bonheur, etc. sous un angle très, très différent d’auparavant.

Pouvons-nous toutes ressembler aux youtubeuses « healthy », zéro déchet, etc etc.

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Les youtubeuses que je suis sont positives, radieuses, portées sur le zéro déchet, elles élèvent leurs enfants en respectant tous les principes de la parentalité bienveillante, elles allaitent longtemps, sont minces, pratiquent le yoga, mangent équilibré, elles voyagent, etc etc…. ETC !

Elles ont aussi toutes un point commun : soit, elles n’ont pas d’enfants, et donc elles ont beaucoup de temps pour elles. Soit, elles sont avec des hommes en or qui les soutiennent à fond dans toutes leurs démarches. En plus, elles ne travaillent pas à l’extérieur.

En règle général, le niveau de vie est assez élevé.

Ça fait rêver. Ça inspire. Ça motive. J’aime bien les suivre.

Mais peut-on réellement leur ressembler ?

Bon, déjà, on est grand, on sait bien que ce qui est montré n’est que l’aspect positif de leur vie. Que ce n’est pas l’entière réalité. Mais quand même. Des fois aussi, on aimerait bien avoir leurs problèmes… on se dit que ça doit plutôt ressembler à une licorne qui pète.

Du moins, comparé aux femmes, qui sont soit seules avec des enfants, soit mariées avec des cons hommes qui ont démissionné (physiquement OU psychologiquement, hein), soit qui passent 80 % du temps à travailler à l’extérieur avec de faibles revenus, et 50% de leur autre temps (non non il a pas d’erreur) à remplir le frigo, faire le ménage, s’occuper des vaccins, traiter le courrier, se lever la nuit……….bref qui doivent tout mener de front, seules…

Ces femmes là ont bien du mal à rester zen, pimpantes, dans une maison décorée à la manière des couvertures du catalogue La Redoute; à pratiquer le yoga et la méditation de façon régulière, à s’offrir des vacances, à cuisiner en permanence des petits plats équilibrés healthy, … ne parlons même pas d’investir dans des culottes Fempo ou des couches lavables… parce que là… c’est l’HP direct.

Tout ça pour dire quoi ? Que malgré toute la bonne volonté de vouloir tout bien faire… parfois c’est juste impossible. En tout cas très dur et energivore. Parfois on craque. Parfois on achète une pizza Sodebo ou des gourdes de compote à la place des bocaux et il y a du linge qui traine partout dans la maison. Parfois on s’étale trop de fond de teint sur la tronche pour camoufler les cernes et le mascara dégouline. Parfois on est dans le rouge dés le milieu du mois pour avoir osé s’offrir 15 jours de courses saines à Biocoop. Parfois on a pas envie de rire. Et parfois, on s’en tamponne la coquillette bien comme il faut du zéro déchet parce qu’on fait bien ce que l’on peut, en fait.

Et ça s’appelle… la vie. La vie réelle, même, peut-être. La vie des classes moyennes (basses ? voir même pauvres ?). Dans toute sa splendeur et son imperfection.

Et souvent, on a envie d’arrêter de suivre toutes ces nénettes qui ont dégotté l’homme parfait, (psy, bienveillant, aidant, soutenant, une toque sur la tête, l’aspirateur dans une main et la serp dans l’autre, mais vachement viril avec tout ça…) toutes ces nénettes qui sont pleines aux as et qui ont du temps pour materner et publier des hauls, ou qui se réveillent avec vue sur des balcons face à la mer avec une table de petit déjeuner garnie…. et qui se disent détendues du fion et d’avoir tout compris à la vie.

Et c’est ok.

Tout va bien.

sliced orange fruit beside long stemmed glass filled with orange liquid

Je sais, j’ai dis que j’aimais pas les cocotiers. Ni la vulgarité. Et alors ? C’est gravé dans la roche ? On lâche pas, on s’accroche… du but on se rapproche… j’aime pas le rap non plus, et pourtant ? Pexels.com