Les « tabous » féminins.

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Dans certaines cultures, les femmes se retirent pendant leurs lunes.

Elles se reposent, elles prennent soin d’elles. Elles cessent, pendant un temps, de s’occuper de tous leurs proches, pour se mettre davantage à l’écoute de leur corps, de leur vibration, de leur énergie.

Dans notre société dite « civilisée », nous ne nous sommes pas données ce privilège. Nous devons nous lever, nous presser, assurer notre journée de travail aussi intensément que d’habitude, dans le déni total ou presque de ce qui se passe, là, en nous, et surtout sans s’en plaindre. Sous prétexte que « ce n’est pas une maladie ».

Effectivement, le cycle menstruel est naturel en soi. Mais cela ne signifie pas qu’il soit dénué d’effets et de sens. Il a son propre rythme. Ses pics d’énergie et ses moments de pauses…

Hélas, il est parfois presque « mieux vu » de « ne pas trop s’écouter ». De travailler « jusqu’au bout » pendant une grossesse, de ne « jamais s’arrêter ». Combien de fois ais-je entendu, sur le ton de l’admiration « à 8 mois elle repeignait la chambre de son bébé/elle travaillait toujours, c’est formidable ! ».

…si l’on écoute le corps, la nature, le bon sens, intuitif, en quoi est-il admirable pour une femme de ne pas privilégier le repos, que ce soit pour sa santé et pour celle de son bébé ? En quoi est-ce admirable de respirer des vapeurs toxiques émanant des peintures ou autre pour refaire une chambre qui peut attendre ? En quoi est-il admirable de mettre son bébé en danger, en gros ? Combien d’enfants naissent prématurément ou avec un poids très faible, enchainent les bronchiolites, etc ? Mais non, le lien ne sera pas fait avec la cigarette, avec les peintures toxiques, avec la malbouffe, avec le fait « d’en avoir trop fait ». En revanche, une maman qui s’écoute, s’informe, se protège, protège son enfant, se repose, elle… sera éventuellement « remise en doute ». Potentiellement on dira d’elle qu’elle est excessive ou douillette, ou encore qu’elle « s’écoute trop ».…

N’existe pas un réel problème de vision des choses, de blocage culturel, de déni ? D’égo peut-être aussi ? Car, finalement, que recherchent les femmes dans le fait de vouloir continuer à vivre « comme s’il ne se passait rien » ? De dépasser leurs limites ? Sont-elles simplement déconnectées au possible d’elles-mêmes ? Pas assez informées / conscientes ? Ou juste écrasées par la pression du regard de la société ?

Ceci ne sont que des questionnements, et malgré le « vous » employé je m’englobe bien évidemment dans le lot, car j’ai pu, moi aussi, me retrouver dans quelques schémas de pensées semblables auparavant. Le plus difficile est de les pointer et de s’en défaire.

Les espaces « d’écoute véritable et neutre » sont aussi rares et inexistants pour certaines femmes. Tout dépend de l’entourage (d’où la nécessité de « bien » s’entourer), du milieu peut-être aussi, des croyances ?…. En tout cas pour certaines, il peut être très difficile à trouver, et source de souffrance. Et qui ne se sent pas entendu, reconnu… à tendance à ressasser. A revenir dessus, pour libérer désespérément cet espace. Ou encore, à prendre le contrepied et à se fondre dans le mutisme… à chercher à s’enfouir sous une carapace protectrice.

Les espaces d’écoute sont indispensables pour s’exprimer, se questionner, se sentir soutenue, comprise. Pour évoquer des règles douloureuses, une endométriose, revenir sur un accouchement difficile, une fatigue post partum, etc. Pour parler des difficultés de femme, de façon globale. Il peut s’agir de contraception, de fausse couche, d’entrée dans la vie adulte…. Chaque étape apporte son flot d’émotions. Et si, à chaque tentative, l’on reçoit en retour un « mais non c’est rien/tu ne ressens rien/ne te plains pas/ne parle pas de ça/c’est dégoutant/c’est n’importe quoi » etc. comment s’épanouir ? Se révéler ? Guérir ? Passer à autre chose ? Les dysfonctionnement s’installent et se multiplient…

Heureusement, le monde évolue, les femmes éclairées commencent à naitre et à discuter plus librement. A s’ouvrir avec bienveillance.

A mon sens, les femmes sont missionnées pour assurer une transmission.

Celle-ci a, hélas, parfois été oubliée, ou bien a perdue de son sens. Ou, encore, elle ne s’est pas faite sur la base de l’amour mais a reposé uniquement sur la base de l’obligation liée à la peur.

On s’empresse d’expliquer les préservatifs, de faire vacciner contre le cancer du col de l’utérus, de donner la pilule… mais on ne célèbre plus le féminin sacré, on ne s’assoit plus pour parler à cœur ouvert.

Pour parler de notre corps et des relations intimes. Certains mots sont proscrits ou bien on en rougit, l’on emploi des formules bateaux abstraites ou trop scientifiques pour expliquer les règles, mais on oublie l’essentiel : d’évoquer la fatigue, les douleurs possibles, les peurs, les émotions liées au cycle de la femme.

D’autant que…

…le préservatif, (sans être conservatrice et tout en reconnaissant son lot d’avantages), a désacralisé et banalisé en quelques sortes l’union des corps…

la pilule a apporté les thromboses et les cancers… sans parler de la dénaturation complète du cycle, qui éloigne encore un peu plus la femme de son corps, et le médicalise à outrance. On fait l’autruche concernant les effets secondaires tels que perte de libido, chute de cheveux, migraines. Et j’en passe.

…ces vaccinations systématiques ont-elles vraiment une utilité et un sens ?

Se réapproprier son corps. L’écouter. En discuter. Se rassurer. Transmettre. Sur les émotions. Les peurs. Les joies. Les valeurs. Les douleurs. Les détails. Les doutes.  Ecouter. Soutenir. Observer. Se masser. Oser prendre son temps. Se reposer. Ouvrir son coeur. Et ouvrir ce partage aux hommes éclairés, pour leur permettre de faire partie de cette sphère féminine, afin qu’ils la comprennent mieux, qu’ils deviennent des alliés, des piliers, des soutiens fondamentaux.

Car il s’agit là encore trop d’un paradoxe : comment espérer être soutenue par nos homme et faire évoluer les mentalités si nous les tenons systématiquement à l’écart de tout ce qui pourrait « gêner » ? Si nous nous montrons en permanence sous un jour « faussé » et « lissé » ? Les médias se chargent déjà de véhiculer une image dénaturée et complètement éloignée de la réalité, concernant la femme et la sexualité… n’y contribuons pas davantage. Mais au contraire, rétablissons la vérité.

Le changement commence par nous-même. Aussi petit soit-il.

Assumons totalement notre être, osons tomber nos masques de wonderwomen.

Révélons la véritable femme et tout son potentiel, tout comme sa plus belle vulnérabilité.

Devenons des messagères auprès de nos filles. Auprès de toutes les femmes de notre vie. Ainsi qu’auprès de nos fils et de nos hommes. Sans rougir. Et sans trembler. En toute  authenticité.

En toute conscience.

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Féminin sacré.

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Ce terme envoutant m’enchante et me fascine. Il m’interpelle et m’intrigue. J’ai envie de me plonger dedans. De le révéler. De me révéler.

A bientôt 34 ans, je me sens enfin femme.

La maternité, d’une certaine façon, est venue révéler cette féminité. Elle fait partie intégrante de ce féminin sacré. Pour moi, elle est même essentielle. Elle représente sa toute puissante force créatrice.

Je suis femme et mère. Et les deux, aujourd’hui, et après tant de batailles, s’enlacent tendrement, naturellement, comme une évidence. L’une ne pouvait exister sans l’autre.

Et si ces conflits internes passés étaient tout simplement liés à notre société occidentale ? A sa façon de penser, de vivre, de fonctionner ? Société consommatrice, matérialiste, basée sur l’apparence, la productivité, le gain, l’appât, le pouvoir… et dans laquelle nous avons abandonné peu à peu notre véritable essence, et tout nos sens. Beaucoup vivent comme déconnectés d’eux mêmes… tout en étant en permanence connectés au monde entier… . et ils y voient là une évolution transcendante. Alors que nous sommes comme dépossédés d’une partie de nous mêmes, et conditionnés par tant de fausses vérités, véhiculées et entretenues par les médias, et par trop de possibilités. Par la publicité. Par la pornographie. Par des croyances erronées et limitées. Par nos blessures et notre ego. Par des schémas. A cause de l’argent. A cause de l’ignorance. A cause de la peur.

A l’heure ou une vague de féminisme envahie la sphère… j’invite, moi, à un retour au féminin sacré, mais aussi au masculin sacré (qui fera l’objet d’un autre article). A un retour à nos valeurs et à nos sources profondes. A un rééquilibrage. A une collaboration.

Tout cela devient plus que nécessaire… et règlerait tant de combats inutiles.

Hier, j’ai réussi à formuler auprès de ma fille combien j’étais heureuse d’être une femme. Et heureuse d’avoir conçu une petite fille. Que nous pouvions être fières de ce que nous sommes. Des êtres débordants de merveilleuses énergies, de douceur et d’amour.

Je veux retrouver qui je suis. Et qui a été déformé au fil des années par des expériences fâcheuses ou des traumatismes, par… notre société occidentale.

Je veux célébrer qui je suis. Après avoir tant cru qu’il s’agissait de faiblesses. Après m’être autant reniée. Après avoir tout confondu. Après m’être tant fais influencée.

Je souhaite découvrir et libérer ces énergies à travers un chemin initiatique passionnant. Protecteur. Vibrant. Créatif. Enveloppant. Bienveillant. Dans le respect.

Prendre soin. De moi, de l’autre. En toute conscience. Dans une profonde douceur.

Danser. Chanter. Materner. Aider. Écouter.

M’informer sur les pratiques, les sciences et les traditions ancestrales bienfaisantes; m’appuyer sur la médecine indienne, chinoise, holistique, parce que ce sont celles qui  m’inspirent et me parlent le plus.

Connaitre mon corps sans tabous. Développer mon intuition. Faire renaitre mon esprit au cœur de la nature au travers d’une médiation. Débloquer des nœuds énergétiques grâce aux massages et au yoga.

M’accepter. Accepter mon corps. Ma sensibilité.

Faire la paix. Avec la femme que je suis. Avec les femmes de ma vie. Mais aussi avec les hommes.

M’engager dans une réelle transmission des valeurs auprès de nos enfants. De nos filles. Mais aussi de nos garçons.

A commencer par une re sacralisation de la sexualité. Ce qui m’apparait plus qu’urgent et nécessaire dans le monde d’aujourd’hui. Rappeler l’importance de cet échange qui n’est pas uniquement physique. Mais surtout énergétique. Car il s’agit d’un véritable « transfert » d’énergies, les bonnes… comme les mauvaises. Qui seront « stockées » plus ou moins longtemps chez l’un et l’autre partenaire (à priori, et d’après mes recherches, environ 6 mois). D’où l’importance de bien choisir son partenaire… mais aussi de ne pas les « multiplier ». La multiplication impactant directement le champs énergétique, et la stabilité émotionnelle. Provoquant même des maladies, si l’on considère que celles ci naissent de dérèglements énergétiques, d’énergies « malsaines », ou multiples. A mon sens, selon mes croyances et ma réalité d’aujourd’hui, un échange physique ne devrait se faire que dans l’amour et l’engagement…

Je vous invite à partir à la découverte de la déesse qui sommeille en vous.

silhouette boy on beach against sky during sunset