« Guide » pour l’année 2020.

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J’ai failli appeler cet article « Résolutions pour la nouvelle année ». Mais j’ai eu peur de voler la vedette à Jean-Mic Mich pas original.

Et puis il est plus juste de parler de guide. De vœux. De souhaits. De « chemin » à suivre ou continuer de suivre.

Je trouve ça plus honnête aussi.

Il résonne une sorte de promesse, dans le mot « résolution ». Et nous savons bien que… la plupart des promesses… ont tendance à ressembler à une campagne d’élections présidentielles : elles sont certes belles mais ne servent qu’à faire rêver, espérer, imaginer, y croire… pour mieux se rétamer la tronche ensuite.

Mais rentrons tout de suite dans le vif du sujet -tout en restant réaliste, donc. Ainsi, nous pourrons prendre une réel engagement-.

Cette année, je souhaite :

1/ Prendre du temps pour moi, pour me faire plaisir, pour faire ce que j’ai envie de faire, tout simplement. Pour mener à bien mes projets. Au moment ou j’en ressens l’énergie. Ou je me sens portée par elle. Sans repousser ce temps, sans arrêt, en invoquant n’importe quel motif.

Car la réalité est que nous avons toujours -ou presque- le choix de le prendre. Et que si nous ne le saisissons pas, nous ne pouvons reporter la faute sur autrui ni sur quelconque situation.

Je pense de plus en plus que l’expression « je n’ai pas le temps » est tout simplement erronée. Nous avons et prenons le temps nécessaire pour ce qui représente en fait nos priorités, pour ce qui nous tient à cœur.

Nous devrions donc remplacer l’expression « je n’ai pas le temps » par « je n’ai pas pris le temps », ou encore, « cela ne fait pas parti de mes priorités », ou « je culpabilise trop de prendre ce temps pour moi/pour ça », ou tout simplement « j’ai pas envie », pour finir « j’ai cette croyance que je ne le mérite pas… ».

Tous les réseaux sociaux, la télévision, l’informatique, le portable… sont également de gros « bouffeurs de temps ». Faites donc l’essai : éteignez tout ceci. Ne serait ce la télé, pour beaucoup, qui représente 2 bonnes heures de « rien du tout » chaque soir… et qui pourraient se remplir de 2 belles heures de « j’avance dans mes projets » (ou encore de sommeil, tout simplement !!).

2/ Cesser de trop m’en demander. Je me mets tellement souvent la pression à moi même, notamment (surtout) concernant mon rôle de maman (divorcée, qui plus est, donc toujours dans le souci inconscient mais bien présent de « devoir » racheter toute cette culpabilité ressentie, à chaque moment passé avec ma fille… . Moment que j’exige toujours parfait et rempli, à tout prix… et nous savons tous qu’à partir du moment ou nous voulons que quelque chose soit parfait… il y aura inévitablement des boulettes, donc de l’imperfection, donc de l’insatisfaction, pour finir une fois de plus en sentiment de culpabilité, à se sentir dans l’obligation de se racheter, sans fin, irrémédiablement… chien qui se mord la queue, cercle vicieux… comme vous voulez.)

Heu, non c’est pas plutôt le serpent qui se mord la queue ? Rires. Je ne sais plus.

J’ajouterais aussi… qu’il suffit d’observer les autres cultures pour se détendre du slip question parentalité. En France, nous avons tendance, qui plus est ces dernières années, à beaucoup, beaucoup, beaucoup trop nous en demander. La perfection et la bienveillance extrême dont nous souhaitons faire profiter nos enfants finit par se transformer en épuisement, en burn-out parental… et, même, au final, en « non éducation » (il n’ pas plus de limites, plus de cadre…).

A côté de ça, nous les laissons pleurer seuls dans leur chambre dés leurs premiers mois, et les éloignons de nous à la première occasion, dans leur poussette et avec leur tétine… quelle cohérence ?

Nous avons tellement perdu en instinct, en naturel… nous sommes devenus totalement dépendants de notre mental et de nos croyances… retrouvons notre spontanéité, et je suis sure que nous nous prendrons moins la tête, et que ainsi nous aurons plus de temps pour des activités personnelles et qui nous épanouissent ! Démêlons nous des contraintes, des « il faut », des « nous devons », des culpabilités basées sur du vent…

…et, si, tout simplement, si nous vivions ?

3/ M’accepter dans mes contradictions. Oui, c’est vrai. Il  a des jours (360 par an ?) où j’ai cette conscience de moins consommer, la motivation de faire attention, en portant 50 fois la même robe et en achetant de seconde main. Puis il y a les autres. Les jours de craquage. Durant lesquels j’ai juste envie de tout envoyer balader, et de me faire un dressing à la Carrie Bradshaw en claquant toute mon épargne. Pour la nourriture, c’est pareil. Et pour tant d’autres choses…

Il  a les périodes de relâchement. Puis celles où je me sens gonflée à bloc.

Et je pense que c’est humain !

4/ Lâcher. Laisser aller ce que je ne peux maitriser, retenir, changer. Ce qui n’est plus « de mon ressort », ni en mon pouvoir. L’expérience m’a appris que forcer les choses ne sert jamais à rien, dans n’importe quel domaine que ce soit.

Remettre entre les mains de la vie, de l’univers, est parfois -souvent- ce que l’on a de mieux a faire.

5/ Pratiquer l’Ho’oponopono.

6/ Accueillir et accepter les émotions négatives qui me traversent parfois. Puis les laisser repartir, me quitter. Elles n’apportent que des vibrations basses et néfastes, si nous les gardons en nous…

En fait, je l’écrit mais c’est devenu une façon d’être, un fonctionnement, depuis quelques temps. Cela fait parti de moi.

…c’est ainsi que je peux surprendre les gens de temps à autre : en ressentant colère un jour contre une personne ou une situation, et en étant parfaitement en paix et détendue avec l’un et l’autre le lendemain.

J’ai suis devenue une personne très résiliente avec le temps.

Je pense que c’est venu en même temps que mon regard sur les gens et la vie a changé… grâce aussi aux fabuleux livres de Lise Bourbeau, « Écoute ton corps », « Les 5 blessures » et « Le pouvoir de l’acceptation ». J’ai compris nombre de choses… et des déclics se sont enclenché tout seuls dans mon esprit.

6/ M’ancrer davantage. Et ce dernier point représente en revanche un véritable défi pour moi. Je pars bien trop souvent dans le mental, dans les regrets du passé ou les craintes pour l’avenir…

Voila, je vous laisse à présent, car cela fait un bon moment que je suis « connectée », et je voudrais maintenant donner un peu de temps à mon enfant.

Bonne rentrée, et bonne année à tous.

woman doing yoga

Cette année sera… créative, riche en méditation, en nature… et sportive !  Pexels.com