Le couple. Késako ?

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Ma vision de l’amour et du couple a tellement évoluée en quelques années…

Ex-porteuse de la blessure d’abandon, j’étais à l’époque assez dépendante de mon compagnon. Je ressentais très souvent de la peur… peur d’être quittée, peur d’être moins aimée… . J’avais trop d’attentes envers mon partenaire.  Je souhaitais partager chaque instant avec lui. Je plaçais mon bonheur entre ses mains, et, donc, lui en déléguait entièrement le pouvoir. Et puis l’amour un tantinet possessif… l’amour à conditions…

J’étais convaincue qu’il n’existait qu’un seul amour et qu’une seule forme d’amour possibles, ainsi qu’une seule manière de le vivre. J’étais convaincue que, si j’aimais une personne, je devais passer ma vie auprès d’elle. Que je ne pourrais pas vivre sans elle.

Alors qu’en réalité, il existe… plusieurs réalités, justement…

Et autant de façons d’aimer et de s’investir dans une relation que d’êtres humains sur cette planète. L’amour peut revêtir tellement de formes. Et se vivre de tant de façons. Il peut aussi durer un temps, tout en ayant vraiment existé.

J’ai aussi compris que vivre en couple necessitait quelques petites « règles » de base, pour rester dans une relation saine et sereine.

1/Etre deux, est l’une de ces règles. LA condition de base.

Vous allez sans doute trouver ça bizarre. Car oui, forcément, pour être un couple il faut par définition être deux.

Mais lorsque je parle d’être deux, je parle d’être tous les deux dans la même dynamique, dans la même volonté, la même motivation, la même démarche.

L’un ne peut pas porter l’autre continuellement. D’autant qu’il s’agit parfois de porter l’autre, mais aussi de porter le couple, porter la famille, porter les enfants, et porter toute  l’organisation de la maison… tandis que l’autre « fait sa vie »… . Si, si, ça existe. Et ça, ce n’est pas un couple.

Un couple navigue ensemble.

Et si l’un des deux démissionne, les deux iront droit dans le mur, malgré tous les efforts de l’autre pour sauver le navire.

L’investissement doit être égal.

2/ La deuxième règle… est de tenter (bien que ce ne soit pas toujours facile, je le conçois) d’accepter l’autre tel qu’il est, pour ce qu’il est, et de le respecter pour cela. 0 jugement. 0 moquerie, même gentille, même pour rire… et surtout pas de moquerie récurrente sur un sujet.

3/ Pratiquer la parole impeccable. Un couple qui commence à se lancer pics et remarques quotidiennement pourra difficilement évoluer dans le bon sens. Au bout d’un moment, la limite est malheureusement franchie, et le point de non-retour atteint.

4/ S’exprimer. Ça fait 50 ans qu’on le lit et qu’on l’entend partout, et ce n’est pas pour rien : la communication est le ciment du couple. A condition, on est d’accord, que les 2 se sentent concernés… et jouent vraiment le jeu. Sans crier. Mais sans se taire –s’écraser- non plus.

5/ Pour continuer dans les accords toltèques, j’aimerais ajouter : ne pas faire de suppositions. Les suppositions, il n’y a rien de pire. Surtout lorsqu’elles restent entassées et non exprimées.

6/ Avoir de l’espace. Les activités communes sont certes importantes, mais tout autant que la liberté de pouvoir vivre seul ses passions et de se recentrer.

7/ Tenter de se mettre à la place de l’autre, qui a le droit de fonctionner différemment. Accepter ses besoins même si on ne les comprend pas.

8/ Pas d’alpha. Juste une relation équilibré et bienveillante, gagnant-gagnant.

9/ Porter un regard neuf, le plus souvent possible. Eviter d’enfermer l’autre dans une case. De l’étiqueter. Et, ainsi, de l’empêcher d’évoluer positivement. C’est aussi valable dans la parentalité. Lorsqu’un parent dit régulièrement à son enfant « tu es timide » : il l’oblige inconsciemment à porter ce fardeau à vie. C’est une sorte de manipulation, au final.

10/ Ne pas contraindre et ne pas se sentir contraint de suivre l’autre (continuellement, en tout cas). Un repas avec ses collègues ne vous dit rien ? pourquoi se forcer ?

Rester libre.

Bien sur, faire plaisir de temps en temps et embarquer avec notre compagnon dans son univers est, à mon sens, indispensable. Mais je pense qu’il faut aussi savoir s’écouter : s’écouter soi. Et écouter l’autre, en l’autorisant à ne pas nous suivre dans une activité s’il n’en n’a pas envie.

Ne pas faire de la vie de couple une succession de contraintes.

11/ Tant pis, le chiffre ne sera pas rond : essayer d’avoir moins d’attentes vis-à-vis de son partenaire. Attentes = déceptions ! Les limiter promet en revanches d’agréables surprises !

Pour finir… ou plutôt pour commencer sur le sujet, je vais de ce pas me procurer le livre de Florentine d’Aulnois Wang sur les clés de l’intelligence amoureuse. (Résumé ci-dessous). Je souhaite lire ce livre depuis un moment, et notemment depuis que j’avais assitsté à sa conférence au salon bio de Tours.

Bon, rien qu’en lisant le résumé je ne suis pas forcément d’accord sur un point : « parce que le grand amour n’est pas donné ». Ça, je n’en suis pas sure. Mais c’est mon petit côté perché romantique. Je crois fermement en l’amour inconditionnel. Du type flammes jumelles.

Il existe aussi des couples qui ne sont pas fait pour durer ni pour fonctionner. Même si l’on y travaille d’arrache pieds…

…cependant, ça vaut toujours la peine d’essayer !

Présentation de l’éditeur

Reproches, agacements quotidiens, tensions… Nous connaissons tous des crises au sein de notre couple et avons tous besoin de solutions.

Parce que le grand amour n’est pas donné mais se construit pas à pas, Florentine d’Aulnois-Wang propose 13 principes et 13 rituels inspirés de la psychologie positive et des neurosciences pour développer votre Intelligence Amoureuse et passer de la crise à la reconnexion.

Les conseils et exercices prodigués dans cet ouvrage vous aideront à :

– communiquer sans crier ni vous taire
– comprendre l’influence de votre enfance sur votre vie de couple
– retrouver la joie d’être ensemble
– sortir des conflits et transformer votre relation en profondeur

Passionnée et bienveillante, Florentine d’Aulnois-Wang est licenciée en psychologie, gestalt-thérapeute et thérapeute Imago.
En couple depuis plus de 20 ans, elle a aidé des centaines de couples depuis plus de 15 ans en consultations, stages, ateliers et conférences. Aujourd’hui présidente de l’association Imago-France, elle supervise et forme aussi des thérapeutes. http://www.lespaceducouple.com

Retour rapide conférence Florentine D’Aulnois Wang

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Hier, je suis allée au salon Zen et Bio de Tours avec mon compagnon de vie.

Nous avons assistés à une conférence donnée par Florentine D’Aulnois Wang (je vous invite à découvrir cette formidable thérapeute si ce n’est pas déjà fait, pour cela vous pouvez vous rendre sur son site « L’espace du couple » https://www.lespaceducouple.com/ ).

Florentine D’Aulnois Wang nous a expliqué les causes possibles des dysfonctionnements au sein du couple (mais aussi applicables à toute autre relation). Et comment les travailler ensemble.

Il existe des causes psychologiques, liées à nos blessures, et elles sont très importantes. Mais il existe aussi une cause physiologique, due au fonctionnement naturel de notre cerveau.

Nous avons 3 cerveaux : le cortex. Le limbique. Et le reptilien.

Pour vous la faire très courte, le reptilien est en quelque sorte notre « cerveau animal », le cerveau « reflexe/survie ». C’est celui qui flairer le danger/l’agression (ce qui est pris comme tel, en tout cas) et nous fait réagir, grosso merdo, « comme des cons ».

Si une personne fait ressurgir en vous une blessure, votre cerveau reptilien va clignoter, jusqu’au moment où il va basculer, c’est-à-dire se déconnecter du limbique. Et no contrôle.

Alors comment ne pas exploser ? (moins, en tous les cas). Comment garder le cap ? Déjà, en pointant et en travaillant sur nos blessures. Ça, c’est une première chose. Car toute réaction à sa logique, sa blessure non cicatrisée. Ensuite, vous pouvez apprendre à vos cerveaux à maintenir la connexion, ou à se reconnecter plus rapidement en tout cas, en… le musclant, tout simplement.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à écouter/lire des experts qui vous expliqueront biennn mieux que moi tout cela.

La médiation est un outil formidable pour entrainer l’ensemble. Mais il existe d’autres méthodes.

Madame D’Aulnois nous a aussi parlé de ce qu’il se passait lorsque nous émettons une critique sur autrui. Nous recevons alors une dose de dopamine dans le cerveau… un genre de petit shoot. Une récompense. Certains y sont (hélas !), accros. Une façon de se sentir bien, soi, aussi. L’autre est mal, donc je suis mieux, je me sens bien.

…comment contrer l’envie de critiquer ? En pensant à l’inverse, à ce que nous trouvons beau chez la personne… et en le lui disant, si possible.

Bref, ceci est un très rapide résumé, mais qui vous donnera peut-être envie d’aller plus loin, d’écouter Mme D’aulnois ou de vous plonger dans son livre « Les clés de l’intelligence amoureuse ».

Une belle aide pour construire et évoluer au sein de son couple, mais aussi pour améliorer notre relationnel de manière générale.

J’ai aussi rencontré, sur le salon, l’équipe de Lilou Macé. Je n’en étais pas peu fière ! Ainsi que Sophie Lacoste et son équipe, sur le stand de Rebelle Santé !