Fuyez.

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M’évader dans la nature. Elle m’appelle. Je ne peux plus vivre sans elle.

Elle est ma maison.

Mes sens se décuplent à son contact. Mes pieds s’ancrent dans cette terre noble et belle qui m’apporte tout son soutien en retour.

Les arbres majestueux, les fleurs, les feuilles, les petits habitants, tout ce petit monde bien vivant, bien présent, m’enveloppe pleinement, me caresse et me parle.

Je ne suis pas seule.

Un univers magique évolue tout autour de moi. Il m’apaise.

Un univers magique auquel je peux parler. Demander de l’aide. Et qui me répond.

Un univers magique rempli d’énergies, de force et de lumière.

La source même.

La vie.

Plus rien d’autre n’a de sens. Et surtout pas l’apparence. Ni toutes ces petites choses futiles et stressantes du quotidien, qui nous happent, qui nous hantent.

Les tracas matériels de survie auxquels nous ne devrions pas accorder autant d’intérêt, je vous le dis.

En fait, il reste très peu de choses de grave, quand on y pense.

Seul l’amour compte. Seuls les êtres comptent. Seule la vie compte.

Et tout le reste est dérisoire.

La nature nous ramène à cet essentiel. Elle est là, pour nous le rappeler. Mais tant d’entre nous font la sourde oreille. Vont même jusqu’à la massacrer.

Mais la nature est bien vivante, et bien puissante, et après des centaines d’heures passées tout contre elle, je peux vous l’affirmer.

Si nous prenons soin d’elle, elle prend soin de nous.

Une fois cette petite porte ouverte dans notre esprit, dans notre tête, comme il est difficile de revenir à cette vie humaine parfois complètement… remplie de non sens.

A la fois vide d’intérêts valables et croulante sous des tonnes de choses inutiles.

Comment allumer sa télé, tomber sur Hanouna ou les Chtis et trouver cela attrayant.

Comment ingurgiter de la publicité sans avoir l’impression que l’on nous prend vraiment pour des abrutis.

Et bien sur, comment avaler l’idée même de l’existence de tout ces conflits permanents aux quatre coins du monde.

Bref, comment évoluer et trouver toutes ces choses « banales ». Normales.

Tant de choses deviennent des non-sens pour mon esprit.

J’ai parfois l’impression de débarquer de mon vaisseau spatial et d’être la seule à trouver l’être humain aussi dingue, et la société autant à côté de la plaque.

Partir marcher dans la nature, respirer, observer, méditer, se retrouver seul, dans le silence.

Plus l’on prend cette habitude, plus de nouvelles connections se font à l’intérieur de nous, et de notre cerveau, qui va se déconditionner. Se désintoxiquer. Avec patience, foi et bienveillance. Dans le lâcher prise. Dans la joie d’être là. A faire ce que nous faisons. Ici. Maintenant. Sans de multiples sur-stimulations. En plein cœur de la nature.

Plus l’on prend cette habitude, et plus s’enclenche alors peu à peu un nouveau processus de fonctionnement, et de raisonnement, au quotidien. L’esprit redevient plus clair. Nos yeux s’ouvrent enfin. Tout doucement. Et nous recouvrons enfin la vue. Pour ne plus jamais la reperdre.

Plus l’on prend cette habitude, et plus on retrouve l’essence même de notre être, le sens même de notre vie, ainsi que le rôle de notre chère nature et le notre.

Alors.

Fuyez.

 

photography of fall trees