Défi sur 1 an : j’ai droit à 3 vêtements neufs… pourquoi ?

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J’ai découverts, il y a peu, une des réalités de l’industrie du textile. Je savais fort bien que derrière les étiquettes se cachaient des pratiques peu scrupuleuses, mais j’étais en fait loin, très loin du compte.

Slate. Bangladesh – vêtements

En fait au lieu de « j’ai découverts » je devrais plutôt dire « j’ai véritablement été choquée ».

Hormis les conditions de travail inhumaines, le textile représente juste la deuxième industrie la plus polluante derrière celle du pétrole… . Ha hum.

Pollution et esclavage moderne.

Greenpeace / Les-dessous toxiques de la mode.

Sloweare. La mode sur le podium des industries

Bref, je vous laisse vous documenter à votre guise dans notre belle jungle du net… des articles, des faits et des chiffres, ce n’est pas ce qui manque.

Pour finir, on nous prend vraiment pour des andouilles (pour rester très polie) : la mode change et évolue constamment, dans un seul et unique but. Evidemment. Toujours le même. Le fric. C’est chic.

Finalement, quand on y réfléchit bien, quel intérêt trouvons-nous a posséder autant de tenues différentes ?

A-t-on oublié la véritable utilité de ce que nous portons, à savoir nous protéger du froid, de la chaleur, des blessures, des microbes et du regard d’autrui ?

Un bout de tissu va-t-il modifier notre corps, notre esprit, notre tête ? Ce que nous sommes ?

Même s’il est vrai que des vêtements bien taillés et à notre gout peuvent donner plus d’allure et refléter une part de notre personnalité (ne nous voilons pas la face non plus, on est pas là pour ça…), nous pourrions, je pense, faire un petit effort et reconsidérer notre consommation et notre « dressing » (ce mot me fait sourire car mon « dressing » est en fait une structure métallique casse gueule du tout recouverte d’un tissu noir poussiéreux).

Quelques belles tenues, soit de 2ème main, soit d’origine plus éthique (pays de fabrication, conditions de travail, matériaux utilisés, etc.), pourraient aisément remplacer nos dizaines et dizaines de fringues qui dégoulinent de nos étagères… sans pour autant que notre style y perde au change. Je suis persuadée que c’est même l’inverse qui se produirait.

Puis quand bien même… laisser un peu de côté notre apparence pour tendre vers un monde meilleur… me semble quand même plus responsable de notre part.

C’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter le massacre et de boycotter cette usine à gaz. A partir de ce jour. Lundi 11 février. J’avais déjà commencé, plus ou moins, mais avec quelques craquages dernièrement… car sans cadre précis.

A partir d’aujourd’hui, et ce jusqu’au 31 décembre 2019 (même si je compte bien poursuivre ensuite, mais j’aime bien les dates butoirs), voici mon défi : ne plus acheter de vêtements, à quelques exceptions près :

  • Les sous-vêtements ne font pas partis de la liste… parce que je dois absolument renouveler mon stock de culottes trouées datant de 1950.
  • Sont autorisés en tout et pour tous : 3 vêtements neufs d’origine éthique. Et je m’engage à créer un post sur ce site pour chacun de mes achats (ne serait-ce pour vous faire partager la boutique super sympa dans laquelle j’aurais trouvé mes 3 précieux, de préférence taillés dans un matériau « noble » et solide, pas trop loin de chez nous).
  • Les vêtements d’occasions sont exclus également (ceux que je récupère à bas prix chez Aspire ou Emmaus, ou bien offerts par mon entourage).

Je m’engage cependant à faire sortir 2 pièces de mon dressing pour toute pièce achetée/récupérée.

Voila.

La part du colibri.

Quelle sera la vôtre ?

animal avian beak bird

Je suis utile.